jeudi 31 décembre 2009

Vive les FOC!

Suite à notre incroyable croisière sur le Doubtful Sound, nous avons eu la chance de profiter plusieurs fois des avantages de ce boulot : les FOC (free of charge). Il faut croire que c'est mon karma de trouver des boulots qui me permettent de voir du pays et de vivre des expériences exceptionnelles sur le bras.

Voici en rafale mes coups de coeur jusqu'à ce jour (tenez votre tuque, il nous reste encore deux mois)!

Les Tracks DOC (Department of conservation) :

Keppler : À distance de marche de notre nid d'amour (ou encore 10 minutes en navette Tracknet) se trouve le début de la populaire Keppler Track. Une boucle de 4 jours qui peut selon nous très bien se faire en 2. À notre arrivée, nous avons décidé d'explorer le sentier pour une journée. Nous nous sommes rendu jusqu'au Mont Luxmore, un des highlights de la rando. Nous avons bien l'intention de la faire au complet lors d'un de nos congés de 2 jours. On dormira dans une petite hutte à mi-chemin (ils sont dingues, ils chargent 45$ la nuit chacun pour un lit dans la hutte).

Routeburn : La semaine dernière, j'ai eu une journée de congé de plus que Jo donc je suis partie en solo pour admirer les beautés de la Routeburn track. J'ai été jusqu'au Key Summit qui donne un point de vue incroyable sur les montagnes environnantes. Ça m'a donné le goût de revenir et de faire la rando au complet avec Jo, c'est donc sur notre liste aussi. On devrait être en mesure de la faire en 2 jours.

Queenstown :

Bien que la région soit réputée pour succionner l'argent des touristes depuis 1930, nous l'avons échappé belle grâce à une lettre confirmant que nous travaillons en tant que Front line staff et suggérant fortement de nous offrir quelques expériences sans frais, le tout signé de la main de notre manager. Nous avons donc eu la chance de faire l'aller-retour FOC avec Tracknet (2h15 de route one way) et d'essayer deux activités bien différentes :

Nomad safaris
4h de jeep 4 x 4 pour explorer plusieurs paysages qui ont servis de toile de fond à la Trilogie du Seigneur des anneaux. Livre du making of à l'appui, notre guide m'a fait réaliser qu'il y a eu énormément de montage (beaucoup plus que je l'aurais imaginé). En plus des maquettes ajoutées, des montagnes ont été déplacées, des rivières ont été élargies, des rochers ont été effacés! Durant le même voyage, nous avons traversé à plusieurs reprises une rivière assez creuse en jeep (une première pour moi) et nous sommes partis à la recherche d'or comme on le faisait dans le temps de la ruée.

Karawau Jet Boat
1h de jet boat sur les rivières Kawarau et Shotover à faire des 360 et des tournants risqués près des roches et du rivage avec un paysage montagneux à perte de vue. Mais je dois avouer que l'expérience Saute-Moutons à Montréal bat à plates coutures n'importe quel trip de jet boat néozélandais. À la fin, on nous a même remis le montage photos avec CD et cartes postales à notre effigie que tous les producteurs de tourisme d'aventure produisent pour ensuite les jeter à la poubelle quand les clients ne les achètent pas. Jamais au grand jamais je n'aurais payé 40$ pour cet album mais bon quand c'est gratuit on dit merci!

Glowworm Caves

La compagnie Real Journey, basé à Te Anau, a le quasi monopole de toutes les activités de Fiordland. L'une d'entres-elles est la visite des glowworm caves de l'autre côté du lac. Le tout commence par une croisière de 30 minutes pour traverser le lac Te Anau. Le highlight est réellement une fois dans la caverne dans laquelle on marche sur une distance de 300 mètres, accompagné d'un guide. On y découvre l'histoire de la caverne, on est spectateur de denses chutes et cascades qui ont forgés la grotte au cours de dizaines de milliers d'années. Au bout, on embarque dans un petit bateau et c'est là qu'on a la chance d'admirer les glowworms illuminés comme des centaines d'étoiles dans l'obscurité la plus complète.

Milford Sound

Une de nos plus récentes expériences est notre croisière sur l'incomparable Milford sound. Nous avons fait plusieurs arrêts sur la route à l'aller et au retour puisqu'un des highlights de ce fjord est la route elle-même comme vous verrez sur les photos. La croisière était sympa également car on a eu la chance d'avoir le soleil avec nous. On a même pu apercevoir quelques fur seals qui se faisaient bronzer sur un rocher et nous sommes allés presque sous une cascade avec le bateau, un moment assez magique!

HighRide Adventure

Nous venons tout juste de revenir d'une chouette randonnée en cheval en banlieu de Te Anau. 2h30 à trotter à travers des troupeaux de moutons et des familles de cerfs. Nous avons même traversé la rivière à 2 reprises. Mon cheval qui s'appelait Ebony qui était en fait la doyenne et Jo a eu droite à Dave, le plus grand gaillard de l'écurie! Je sais maintenant qu'un cheval pète sans arrêt quand il monte la moindre petite pente et qu'il n'a pas besoin de s'arrêter pour faire un numéro 2! J'ai vraiment adoré mais j'avoue avoir eu la chienne quand mon cheval s'est mis à vouloir courser pour montrer qu'il était encore en forme!

PS Je vous invite à nous lancer des défis photos. Par exemple, au début du voyage, mon amie D'Eau m'a demandé de photographier le plus de coeurs possible (elle adore les trucs en coeur). Voici ce que j'ai réussi à croquer sur le vif jusqu'à maintenant.

Notre ami JFB, pour sa part, nous a demandé de photographier des toilettes dans tous les pays que nous visitons. Voici ce que ça donne pour l'instant. Ça risque d'être plus rigolo en Asie. À suivre...

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Photos : pour voir le best of des FOC, allez dans le haut à droite du blogue et cliquez sur l'album pour les visionner sur Picasa.

jeudi 24 décembre 2009

Joyeuses fêtes...


Les petits lutins Jo et Sandrou vous souhaitent de bien vous reposer et surtout de vous amuser à fond mon Léon avec famille et amis! Permettez-vous quelques folies à notre santé et quoi qu'il arrive n'oubliez jamais que, quelque part sous vos pieds, des petits lutins pensent à vous!

Vous nous manquez et nous aimerions claquer des doigts et tout d'un coup être au Québec pour vous faire la bise mais ce n'est que partie remise pour l'an prochain.

De notre côté, pour le réveillon, nous participerons à un festin digne d'une auberge espagnole chez nos amis québécois qui ont un appart avec un couple de l'Argentine et une nana de l'Uruguay. Sur la liste d'invités, il y a également quelques collègues de Taiwan... un temps des fêtes culturel quoi!

Pour contrer la petite noltalgie que nous fait vivre un Noel vert, nous buvons quelques gorgées de sirop d'érable et rêvons à une bonne poutine bien grasse!

Jo et Sandrou xx

PS C'est rigolo de songer au fait que nous fêterons l'arrivée de 2010 avant vous!

PS 2 Avez-vous remarqué que notre prochaine destination est maintenant connue... allez voir dans le bas du blogue si vous êtes curieux:)

mercredi 23 décembre 2009

Le voyageur électronique (prise 2)

Septrembre 2009. Deux personnes partent en voyage pour plusieurs mois. Trente ans auparavant, leurs bagages auraient été plus légers. Septembre 2009, ils apportent quelques artifices facultatifs mais au combien pratiques pour rester connectés avec leurs proches : caméra numérique, ordinateur, téléphone, etc. Voici ce que nous apportons avec nous d'essentiel dans nos petits baluchons et quels moyens nous utilisons pour communiquer jusqu'à maintenant.



Matériels :

Un petit ordinateur de type notebook (comme la série EeePC d'Asus) avec caméra et micro intégrés est parfait pour rester en contact. L'ajout d'une mini-souri ainsi qu'un mini-micro agrémente le tout.

Un disque dur externe de 80gb ainsi qu'un Ipod classique de 120gb nous permettent de stocker une copie des photos, de la musique ainsi que des films et séries télés. Bien entendu avec deux paires d'écouteurs, un 'Y' et un nano-au parleur (Divoom iTour-10).

Pour ce qui est des photos, la Sanyo CA9 nous a lâché après 3 mois seulement. Elle a été remplacée par une Canon A480. J'ai toujours été satisfait de ma bonne vieille Canon A80 de 4 mégapixel, c'est donc sans hésitation que j'ai acheté une seconde Canon, le modèle le moins dispendieux et qui fonctionne beaucoup mieux que la Sanyo! Il y a quelques jours, nou avons perdu la nouvelle Canon (oublie sur un banc de parc étant la plus plausible explication). Nous avons donc acheté à nouveau le même modèle mais cette fois en rouge:)

Les montres de plongées afin de ne pas s'encombrer de l'édition papier, le tout dans un pot de beurre d'arachide (crémeux ou croquant, your choice!) afin de les protéger (merci Mario pour l'idée).

Les deux lampes frontales se sont avérées des plus pratiques lors des déplacement la nuit à Fidji ou même ici en Nouvelle-Zélande afin de ne pas éveiller les gens dans les dortoirs ou tout simplement visiter une petite caverne!

Nous envisageons d'acheter une petite clé USB afin de servir de pont entre le portable et les cafés Internet lorsqu'il n'y a pas de connexion sans-fil. Pour avoir nettoyé quelques clés usb infectés par des virus, je ne risquerais pas de brancher notre disque dur ou Ipod sur un ordinateur public et ainsi risquer plusieurs gigas de photos.

Finalement, un chargeur à piles est indispensable pour la Canon ainsi qu'un petit câble usb pour le ipod et le disque dur ainsi qu'un adaptateur de prises électriques universel. Assurez-vous aussi avant de partir que tous vos appareils peuvent fonctionner sur le 220V!

Le tout entrant facilement dans un mini-sac bandoulière (Transit 6, 25$) de chez MEC.qc.ca!


Logiciels :

Si vous avez votre propre ordinateur comme nous, cela vaut la peine (Temps Internet) de changer votre bonne vieille adresse Hotmail par une nouvelle chez GMail. Pourquoi? Gmail offre un mode hors ligne qui vous permet de consultez vos messages, ainsi que d'y répondre et d'en écrire des nouveaux. Vous sauverez beaucoup de temps en préparant vos courriels dans le confort de votre chambre pour ensuite les envoyer lorsque vous vous connecterez sur Internet. Ainsi, au lieu d'avoir seulement 20 minutes (environ 2$) en ligne pour écrire 10 messages, vous pouvez prendre le temps que vous désirez et utiliser les 20 minutes pour aller sur Facebook (pendant que Gmail envoi les messages en arrière plan)...

Picasa et Picasa Web... que dire de ce merveilleux logiciel de gestion des photos, et son édition Web intégré à même la version pc... C'est un vrai charme d'envoyer automatiquement vos chefs d'oeuvres sur Internet et ainsi les partager avec le monde!

Skype, MSN (ou Pidgin pour nous), JDivelog pour gérer nos logs de plongées, un éditeur de texte, la suite OpenOffice, Amarok pour la musique et VLC pour les films... le tout roulant sur le petit Asus!

Notre blogue, http://www.allersimple.net, tourne sur Blogger.com, le domaine est hébergé par Google pour un gros 10$CAD annuel et la liste de diffusion sur Google Groups... Eh non, je n'ai pas d'actions de Google, mais ils programment de maudit bon produits!

En espérant que nos différentes expériences de techno-gadgets vous permettrons d'agrémenter votre prochain voyage plus adéquatement!

jeudi 10 décembre 2009

Doubtful Sound... without a doubt!

J'en étais à ma deuxième journée de boulot quand le manager m'a demandé si j'avais des plans pour le lendemain. Moi de lui répondre : "Je travaille!". C'est alors qu'il m'apprend que Jo et moi auront deux journées off car il aimerait nous faire vivre l'expérience d'une croisière sur le Doubtful Sound (le fjord le plus impressionnant de la NZ). J'adore déjà mon boss! Il faut savoir que je travaille au Te Anau Lakeview Holiday Park et Jo au Te Anau Lakefront Backpacker, deux lieux d'hébergement qui appartiennent également à une entreprise familiale qui opère Fiordland Cruises ainsi que la compagnie de transport Tracknet qui propose des navettes vers les différentes randonnées du coin et vers les villes avoisinnantes.

Comme nous aurons l'occasion tous les jours de recommander ces activités et services aux clients, il est indispensable que nous puissions les vivre nous-même... quelle belle idée!

Voilà pourquoi, par un beau petit mardi matin pluvieux nous nous sommes retrouvés dans un petit autobus en direction de Manapouri où un bateau nous attendait pour traverser le lac du même nom vers un autre autobus qui cette fois nous a amené, via Wilmot Pass, à Deep Cove, le début de toutes les croisières sur le Doubtful Sound (un fjord accessible grâce à la centrale hydroélectrique contruite en 1963).

Nous aurions pu difficilement être plus chanceux car comme il avait plu toute la nuit et toute la matinée, nous avons eu droit à un spectacle de cascades et de chutes incomparable et le soleil s'est pointé le bout du nez accompagné du ciel bleu pour le reste de la journée! Comme il pleut 230 jours sur 365 dans ce coin de pays, on peut dire qu'on est béni des Dieux!

Contrairement à la masse de touristes (croisés le matin à Manapouri) qui ont vécu l'expérience sur un immense bateau de 73 passagers, nous étions sur un petit bateau de croisière appelé le Friendship qui peut accueillir un maximum de 12 invités et nous étions 5! En fait, 7 avec Daz le capitaine (un skipper expérimenté et rigolo des États-Unis) et John, notre chef et naturaliste néozélandais (également garde-parc honorable, ancien pompier, pilote d'hélicoptère pour effectuer des sauvetages, propriétaire d'un B&B...). Le séjour a été ponctué de discussions et d'échanges des plus intéressants. Les autres passagers étant une jeune norvégienne étudiant les conflits dans le monde et un couple d'américains qui vivent en Arabie saoudite depuis 6 ans, on ne s'est pas ennuyé!

Comme une image vaut mille mots, je vous laisse rêver grâce aux photos (cliquez sur l'album Doubtful Sound en haut à droite du blogue pour les visionner sur Picasa). À plusieurs occasions, mes yeux se sont remplis d'eau tant je me sentais petite dans ce paysage façonné par les glaciers.

Nous avons également eu la chance de pêcher après le souper et j'ai attrappé mon premier poisson (si je ne compte pas les p'tits poissons des chenaux de ma jeunesse). Nous avons dégusté nos prises (des Red Cod) lors du déjeuner, délicieux! J'ai dormi comme un bébé dans cette jolie petite cabine, bercée par les douces vagues du sound. Nous sommes revenus vers midi à Te Anau la tête remplie de souvenirs grandioses!

Retour à la réalité... je me familiarise avec mon nouveau boulot et je découvre tranquillement cette petite ville qui sera la mienne pour les prochains mois.

Et vous chers amis, comment allez-vous? Soyez prudent dans la tempête et gardez en tête que vous serez heureux d'avoir un beau "Nowel" blanc! Ici, on est loin de l'ambiance des fêtes alors n'hésitez pas à nous faire parvenir des photos de votre sapins et de vos décorations! Bons préparatifs du temps des fêtes!

À la demande générale, voici notre nouvelle adresse :

Te Anau Lakeview Holiday Park
West Arm A, room 40
77 Manapouri-Te Anau Highway
Te Anau 9679, Southland, New Zealand

Toujours le même numéro de cellulaire : 011 64 22 641 7340 et également disponible sur rendez-vous ou encore par hasard sur Skype et MSN:)

vendredi 4 décembre 2009

Quebec (sans Accents)

Nous n'habitons plus Nelson. Sunny Nelson. Point. Après s'être fait quelque peut exploité pour un salaire de crève faim (les vingt premières heures à 7.50$/h) sans oublier l'amoncellement de fausses promesses, on a décidé de quitter cette charmante petite ville, nommé en l'honneur du célèbre amiral, pour une destination ayant un nom un peu plus local (on n'a quand même rien contre l'amiral Nelson, mais on se garde les célébrités britaniques pour l'Angleterre, promis!).

Avec l'arrivée d'Annie et Ghislain à Nelson, on a pris la route vers le sud de l'île du sud! Armés d'un immense et gigantesque Ford Territory, l'arrière bien rempli de valises, de backpacks et de bouteilles de vin (le grand Marnier et Miss Leclerc ne voyagent jamais vraiment léger), on a roulé sur la sinueuse côte ouest à folle allure. Notre but : Te Anau, le leur : visiter la Nouvelle-Zélande en deux semaines dont l'île du sud en six jours (mission accomplie selon moi!). Abel Tasman, Pancake rocks, Greymouth et Franz Josef Glacier ne sont maintenant que des souvenirs. La marche sur le Fox Glacier fut un événement inoubliable malgré le temps un peu mossade et l'absence de Crazy Carpet qui nous aurait permis d'agrémenter la descente...

C'est à Wanaka, sur les rives du lac du même nom (Lake Wanaka pour ceux qui auraient de la difficulté avec mon style d'écriture) que j'ai eu mon coup de coeur scénique en Nouvelle-Zélande : une bouteille de Riestling, quatre verres, le tout photographié avec un arrière-plan de vignes, lac miroir et sommets enneigés. Le meilleur pique-nique de toute ma vie!

Nous avons ensuite quitté Wanaka pour Te Anau, notre destination finale. Avec une population d'à peine 4 000 habitants en hiver, ce magnifique petit village passera à 10 000 âmes cet été, dont deux québécois en surplus. C'est en après-midi vendredi qu'Annie et Ghislain nous ont quittés pour se rapprocher de Christchurch, d'ou ils décolleront dimanche. Ce fut un plaisir de faire ce road trip avec eux. Nous sommes de nouveau seuls, avec deux conserves de sirop d'érable en plus ainsi que nos souliers de course. Le travail nous attend maintenant aux portes du Fjordland!

À suivre...

samedi 21 novembre 2009

On est des locaux!

Ça fait tout drôle d'avoir un petit quotidien à l'autre bout du monde! C'est loin de ressembler à mon quotidien montréalais du fait que je n'ai pas un horaire régulier (que j'aime bien d'ailleurs!).

Après 2 semaines de boulot à Nelson, je ne suis déjà plus une voyageuse et je commence réellement à me sentir néozélandaise!
  • Je n'ai plus besoin d'attendre d'être en vacances pour aller à la plage (je peux aller m'y balader avant le boulot)
  • Je suis pratiquement toujours nus pieds
  • Les gens me klaxonnent dans la rue (plus parce que je ne regarde pas du bon côté avant de traverser, mais parce qu'on me reconnait!)
  • Je n'apporte plus mon appareil photo à chaque fois que je sors (en fait, la vraie raison est que la Sanyo a rendu l'âme la semaine dernière après 3 mois de service... mais Jo s'est fait plaisir et s'est acheté une autre Canon)
  • Je ne me promène plus dans la ville avec un sac à dos mais bien avec mon sac d'épicerie
  • Je mange des kiwis tous les jours
  • Je vais au marché extérieur le samedi matin
  • J'ai ma carte d'accès à la piscine et au centre de yoga
  • J'ai maintenant une coiffeuse
  • Je ne demande plus mon chemin, au contraire, je distribue des cartes de la ville toute la journée (vous vous dites sûrement "Encore plus de touristes perdus..." mais vous vous trompez, je m'améliore)
  • Je dis See ya aux 2 secondes
  • Je bois du Pinot noir, du Sauvignon Blanc et de la Tasman Bitter
  • J'ai un numéro de taxes et je reçois un chèque de paye (youpi et enfin!)
  • Je vis mieux avec le fait que les moustiquaires sont inexistants et qu'il n'est donc pas rare de voir des oiseaux dans la cuisine ou des grosses guêpes dans le lobby
  • Je mets de la crème solaire même quand il pleut
  • Je crois que par reflexe, si je vous répondais sur notre cellulaire, ça sonnerait comme : Accents on the Park, Sandra speaking
  • Je connais les jours de recyclage (jeudi) et de vidange (mardi et vendredi)
  • Je ne suis plus surprise quand je croise un mouton ou un canard en plein ville
  • Il m'arrive de penser en anglais
  • Je peux maintenant dire que j'ai des amis avec qui fêter Noël, je vous en reparle!
  • Je me ruine pour boire du jus d'orange non fait de concentré (8$ pour 2 litres) et pour aller au cinéma (14$)
  • J'ai de la visite (notre ami français Gab que l'on a rencontré à Auckland vient de passer nous dire coucou)
  • J'ai même une adresse (je vous l'écris au cas où vous seriez tenté de m'envoyer des cadeaux de Noël hi hi : 335 Trafalgar Square, Nelson, New Zealand 7010
MAIS...
  • Je ne mange toujours pas de petits pois aromatisés à la menthe (les seuls disponibles sur les tablettes)
  • Je prèfère toujours le Nutella et le beurre de peanut au Marmite ou Vegemite (substance noire ideuse et horrible fait de levure que les plus courageux ajoutent en mince couche sur une toast au beurre)
  • Je n'ai pas perdu mon coquet accent québécois (fiou)!
  • Je m'ennuie du sirop d'érable (Ghislain et Annie devraient en apporter une ca-canne lors de leur visite)!
  • J'écoute toujours du Paul Piché et du Daniel Lavoie

samedi 14 novembre 2009

Sweet as Bro...

Avant de déménager en Nouvelle-Zélande, voici quelques renseignements utiles d'un gars qui a passé par là! (Been there, done that... got the t-shirt!)

  • Un dollar néozélandais vaut 80 cennes canadiennes
  • Une caisse de 24 bières coûte entre 35 et 40 NZD
  • Dans les pubs, on peut faire remplir un 2L de Pepsi avec de la bière
  • Il n'y a pas que les australiens qui disent ¨Mate¨, les néozélandais itou
  • Les enfants pratiquent les chansons de Noẽl en bermuda et...
  • Santa Claus doit faire sa runne du 24 au soir en short
  • C'est pas vrai qu'en novembre en N-Z il fait super chaud
  • Des fois, quand il n'y a pas de soleil en Novembre, on gèle
  • Souvent, le soir, en N-Z, on gèle
  • Les freins sur les vélos sont inversés et on roule à gauche
  • Pour un québécois, ce n'est pas facile d'emprunter un gros rond-point en vélo
  • On peut avoir une bouteille de vin pour 7-8$
  • On peut avoir une douzaine d'oeufs pour 5-6$
  • Un déjeuner 2-oeufs-bacon-patates-toast-café-en-extra : 15$
  • Le vin néozélandais est pas si pire que ça finalement le matin avec des céréales!
  • À Nelson, il y a trois collines (à-la mont St-Hilaire) à 5 minutes de marche
  • Le soir, dans les pubs, ils font des quiz
  • Le chauffeur d'autobus prend le temps de descendre de son bus et t'expliquer sur le panneau la bonne direction... New Zealand-way
  • À Montréal, le chauffeur d'autobus prend le temps d'accélérer progressivement quand il te voit arriver en courant... Quebec-way
  • Les néozélandais ne connaissent pas le chauffage central, ils ont des mini-chaufferettes sur roulettes
  • Dans les montagnes, il faut plus faire attention aux moutons qu'aux ours
  • Les moustiques aiment pas le froid
  • Les sand-flies haissent pas ça
  • Il y a 3 sortes de kiwis en Nouvelle-Zélande: l'oiseau, l'habitant et le fruit... Sweeeet...
  • Si un chef de clan Maori vous donne un lift, il va prendre 30 minutes pour vous faire visiter son Makai!
  • Si un mate vous demande ¨a meup¨, c'est qu'il veut une carte
  • On ne mange pas un Fish'n Chips, mais bien un Fish'n Chops... Sweet as...
  • Si vous apercevez une bande de mate en blanc dans un parc, ce n'est pas un congrès d'infirmiers, vous assistez à une partie de criquet
  • Ici, le bowling, c'est plein air que ça se passe... et on joue avec un cochonet!
  • L'équipement de plein air est hors de prix (3-4 fois plus cher qu'au Canada)
  • Il y a du vert partout: des arbres, des prés, des montagnes!
  • Ice Breaker, les vêtements en laine néozélandais, sont fabriqués en Chine
  • Un t-shirt Ice Breaker: 130$
  • Bouger rapidement ses pieds nus sur le tapis permet de les réchauffer
  • On peut aussi acheter des bas Ice Breaker à 30$
  • Il y a 4 millions de personnes qui peuvent dire ¨Sweet as Bro¨
  • Il y a 40 millions de moutons qui peuvent faire des t-shirts à 130$

vendredi 6 novembre 2009

Accents on the park

Le nom que les proprios (Royce et Linda) ont donné à cette auberge de jeunesse est selon moi bien choisi pusique qu'on y rencontre des gens de tous les pays, avec chacun un accent distinct. D'ailleurs, nous qui devenons dès lundi Hostel managers avons un bel accent québécois quand nous adoptons la langue de Shakespeare. Pour les curieux, voici le site Web : www.accentsonthepark.com

Mercredi soir, pour célébrer nos 2 ans ensemble, Royce nous a offert le souper et la pinte. Il y a un petit bar sympa dans l'hostel ou on a donc pu déguster un curry au boeuf (pour moi) et un hamburger de luxe (pour Jo), le tout préparé avec amour par Jenny, la maman de Royce, une sympa et dodue madame Pepperpot néozélanaise qui est une chef retraitée!

Nous avons commencé notre formation hier. Nos tâches seront variées :

- 21h-minuit tous les soirs : un de nous 2 s'assure que tout est ok, répond aux quelques appels téléphoniques et supervise le cleaning et la fermeture des postes Internet, de la cuisine et du bar.

- De 30 à 40 heures par semaine, un de nous 2 (principalement moi) supervise la réception et s'occupe des bookings d'autobus et d'activités ou toute demande connexe (mon rôle de concierge va me servir!)..

- De 12 à 15 heures par semaine, un de nous 2 (principalement Jo) supervise et complète le cleaning.

En échange des quarts de soir, nous sommes hébergés gratuitement dans un petit studio adjacent à la réception, pour toutes les autres heures, nous recevons un salaire.

Ça nous laissera amplement de temps libre. Pour ma part, je vais m'abonner à la piscine du coin, m'adonner à la course, au yoga et j'ai bien l'intention de perfectioner mon espagnol. Nelson est une petite ville d'artistes vivante où l'on trouve des quelques rues de boutiques et de cafés, des parcs, des jardins, quelques plages et des sentiers à proximité dans les montagnes. Nous avons également accès gratuitement à des vélos pour explorer les environs. C'est également la ville la plus ensoleillée de toute la Nouvelle-Zélande, rien de moins! Tout près en voiture, il y a des tonnes de vignobles, des parcs nationaux (dont Abel Tasman et Abel Lakes), Golden Bay (qui, semblerait-il, est un vrai paradis), et j'en passe!

Nous travaillerons ici probablement jusqu'à la fin février pour ensuite prendre un peu de temps pour un tikki tour supplémentaire avant de quitter vers notre prochaine destination, sûrement en Asie du sud est. Nous attendons fin novembre la visite de nos amis Ghislain et Annie, nous leur préparons tout un programme! N'hésitez pas si vous voulez faire de même, vous êtes les bienvenus!

Vous trouverez en haut à droite du blogue nos dernières photos. Les autres photos de Nouvelle-Zélande sont maintenant dans l'album NZ en images un peu plus bas.

PS Ça fait toujours plaisir d'avoir de vos nouvelles, n'hésitez surtout pas à nous écrire et faites nous signe si vous avez Skype, on pourra se donner des rendez-vous. Voici notre numéro de celluaire pour ceux qui n'ont pas Skype et qui voudraient faire un brin de causette : du Canada - 011 64 22 641 7340.

mardi 3 novembre 2009

Tiki Tour*, Saison 1, Épisode 3

Dans les épisodes précédents, vous vous souviendrez que nos deux larons parcouraient l'île du sud de la Nouvelle-Zélande en attente d'une réponse pour un boulot. Devant la recevoir le mardi ou mercredi suivant, ils étaient allés faire un brin de randonnée dans le Abel Tasman National Park (voir précédent épisode). Au retour, le fameux moment fut repoussé au vendredi, car d'autres compétiteurs devaient passer en entrevue.

Sur le pouce, ils avaient rejoint l'ami Benjamin à Kaikoura (petit bled balnéaire et attrappe-touristes sans âme) et ainsi poursuivit leur route ensemble jusqu'à Christchurch. De la, le TranzAlpine les a conduit jusqu'à Arthur's Pass le vendredi afin de faire un peu de randonnée. Sans nouvelles, le grand Galot prit son téléphone le samedi midi sur l'arête d'Avalanche Peak (à 5000 pieds) afin d'aller aux nouvelles. Ils ne sont pas là aujourd'hui, rappelez demain matin entre 7h et 9h... Tel un scout, il est au téléphone avec eux le lendemain, pour simplement se faire dire de rappeler lundi à 19h... oufff, l'attente est interminable. Finalement, l'attente dans une urgence du Québec, c'est pas si pire que cela!

De retour à Kaikoura sous le soleil le lundi, toujours en effectuant du stop, 19h arrive avec une réponse... positive! L'attente est terminée, ils célébrent depuis deux jours au Tombstone Hostel à Picton (les fesses bien callées dans le spa, vue sur le Queen Charlotte Sound en prime). C'est donc la fin du premier Tiki Tour avant de débuter le boulot jeudi après-midi!

* Tiki Tour : jargon kiwi signifiant faire une promenade du dimanche. Un nowhere en bon français!

dimanche 1 novembre 2009

Tramping et hitch-hiking chez les kiwis

Comme nous n'avons toujours pas de boulot, nous voyageons sur un mode ultra économique et avons commencé à utiliser le moyen de transport préféré de mes parents lors de leur folle jeunesse : le pouce! Jusqu'à présent on peut dire qu'on a le pouce convaincant (ça aide toujours d'avoir une affiche qui indique la destination et un sourire fendu jusqu'aux oreilles pour prouver qu'on est ni des meurtriers ni des terroristes itinérants). Ce sont de superbes occasions pour faire de belles rencontres et engager des discussions intéressantes autant avec des kiwis qu'avec des touristes.

Nelson – Kaikoura (4h)

Pour notre première expérience, nous avions de la compétition puisqu'un asiatique était déjà au rond point idéal. Pour lui donner une chance, on s'est placé plus loin mais il nous a donné la priorité quand deux sympas demoiselles respectivement d'Angleterre et de Vancouver ce sont arrêtées. Elles nous ont amené jusqu'à Havelock où une dame d'Argentine a immenses lunettes (dans le style granola, ésothérique, mais surtout locace) a ensuite pris le relais jusqu'à notre destination finale!

Kaikoura – Christchurch (2h30)

Suite à une brève visite de Kaikoura (où l'industrie de la nage et de l'observation des dauphins, des baleines et des otaries fait fureur), nous avons décidé de filer vers Christchurch pour se rapprocher d'une randonnée très bien coté sur l'île du sud. On n'a même pas eu le temps de lever le pouce que Benjamin accompagné des copines espagnoles (qui l'emmenaient également à Christchurch) ont décidé de tester à quel point leur petite voiture de location pouvait contenir de sacs à dos et de backpackers!

Christchurch – Arthur's Pass (2h45)

Dès le lendemain matin, nous avons opté pour le Tranz Alpine (un des trajet de train les plus panoramiques au monde) en direction de Arthur's Pass, un petit village de 50 habitants qui abrite un parc national extraordinaire. Ce fut un aperçu magnifique de ce qui nous attendait dans ces sentiers clôturés de montagnes enneigées!

Sur les recommandations de Ron, un canadien rencontré à Nelson, nous avons opté pour The Sanctuary pour passer la nuit. Loin d'offrir une auberge de jeunesse ordinaire, Bill et Linda, les propriétaires proposent un joli chalet rustique avec un fonctionnement sur l'honneur. À l'arrivée, on appelle le numéro indiqué sur la porte grâce au téléphone disponible sur place et Bill nous donne le code pour entrer dans le chalet. Avant de quitter, on s'acquitte de la modique somme de 15$ chacun pour la nuit dans la Honesty box qui se trouve dans l'espace Internet qui fonctionne également sur l'honneur! Quel concept génial et surtout quel plaisir de réaliser qu'il y a encore des gens qui croient en la bonté du genre humain de nos jours. Nous avons eu le plaisir de serrer la pince au fameux Bill qui faisait sa visite hebdomadaire. Ce chalet était au départ (dans les années 30) un refuge pour les alpinistes qui façonnaient les sentiers de Arthur's Pass. Nous avons eu la chance de découvrir deux sentiers dont le Scott Trail qui mène à Avalanche Peak à 6050 pieds d'altitude (vous pouvez d'ailleurs être aux premières loges grâce à l'album photos situés en haut à droite du blogue).

Nous sommes maintenant de retour à Christchurch (nous avons eu un lift hier soir d'un papa avec son fils qui ont fait la même randonnée que nous). Nous aurons finalement des nouvelles demain soir pour le boulot de rêve à Nelson, mais juste au cas, on continue de chercher. Aujourd'hui on en a profité pour visiter Christchurch, une jolie ville parsemée de jardins, d'édifices historiques, de statues, de fontaines... Il y a également des pirogues et des tramways touristiques qui lui donnent un cachet romantique!

Demain matin, on quitte sur le pouce... qui sait où le vent nous portera!

jeudi 29 octobre 2009

Haere mai!

Pour ceux qui se rappellent de mon blogue en 2006, vous vous souvenez sûrement que Kia ora signifie Bonjour en dialecte Maori. Voici la leçon numéro 2 : Haere mai signifie Bienvenue. Les néozélandais se débrouillent très bien pour nous faire sentir chez nous jusqu'à présent, mais ce fut tout de même un choc suite à un long mois à Fidji avec les Bula de toutes parts!

Nous voici donc en Nouvelle-Zélande depuis presque 2 semaines... désolée pour ce long silence mais pour notre défense, nous n'avons pas chômé! Les premiers jours furent mouvementés et bien remplis à Auckland : session d'orientation et d'accueil, achat d'un cellulaire, ouverture d'un compte de banque, demande d'un numéro de taxe, recherche d'emploi, reflexion sur le meilleur moyen de transport...

Suite à une offre d'emploi ferme sur l'île du Nord pour travailler dans une ferme de kumara (patate sucrée), nous avons plutôt opté pour le risque et l'aventure : une entrevue à Blenheim sur l'île du sud.

Moyen de transport : autobus de nuit pendant 11h et 3h de traversier
Poste : hostel managers (rien de moins).
Salaire : 415$ néozélandais par semaine pour le couple

Suite à une brève rencontre avec les propriétaires et une visite de l'endroit (nous y avons également passé la nuit), ce fut à l'unanimité du couple que nous avons levé le nez sur ce boulot 24h sur 24, 7 jours sur 7 avec pour logement une mini caravane sauna, à babysitter une bande d'ados bruyants principalement allemands qui travaillent dans des vignobles du coin.

Nous avons ensuite eu la chance de passer une entrevue (pour un poste d'hostel manager également) à Nelson (1h30 de bus plus tard). Nous sommes tombé amoureux de la ville, de l'auberge (www.accentsonthepark.com), des propriétaires, des tâches, bref, nous croisons les doigts (nous aurons une réponse demain matin). À suivre...

En attendant, nous profitons des paysages incroyables : décor plus vert que vert, routes sinueuses, innombrables vignobles, moutons par milliers, montagnes enneigées... Je lègue la parole à Jo pour la description de notre séjour à Abel Tasman National Park.

Abel Tasman : Gentilhomme ayant donné son nom à un parc national (rien de moins) ainsi qu'à une mer (Tasman sea) (chions donc!). Faute d'avoir une embarcation afin de vérifier de visu que la mer est à la hauteur du parc, je ne vais malheureusement que vous décrire nos débuts de tramping, New Zealand-way!

À 1h30 de bus au nord de Nelson, vous arrivez au Abel Tasman National Park, plus précisément à Marahau petite colonie balnéaire dont le seul but dans la vie est d'héberger les habitants de Nelson dans leur maison d'été et d'arnaquer les backpackers au dépanneur du coin! La randonnée, prennant de 3 à 5 nuits (seulement 2 nuits Quebec'n Normandie-way) est classé Easy Tramp. Le sentier est magnifiquement entretenu (presque possible de circuler en chaise roulante... à vos risques) et il serpente dans un décor de forêt vierge, croisant de magnifiques plages bordée d'eau turquoise (et glaciale à cette époque de l'année). 12 km plus loin, 2h30 de moins à faire à la journée, nous arrivons à Anchorage Hut, sympa petit refuge où nous passerons la nuit, cordés comme une douzaine de saucisses Maple Leaf. On a même eu droit à une symphonie de ronflement par une mamie.

6h du matin, deux québécois et un normand un peu zélés se lèvent avec le soleil (en contournant adroitement le boitier à dentier de la dite mamie). Objectif de la journée : sauter une nuit à Bark Bay Hut et filer jusqu'à Awaroa Hut. Le seul hic : 21km et deux endroits que nous devons traverser à marée basse. Nous sommes en compagnie de Benjamin (Ben), un français venant de Normandie ayant débuté son World Bakery Tour il y a environ 8 mois, cherchant la parfaite baguette! Heureusement pour nos oreilles, ayant habité durant 7 ans à Amsterdam, il a pratiquement perdu son accent!

De l'eau glacée aux genoux à 7h15 du matin, ça réveille son homme! Nous passons Bark Bay comme une fusée en moins de deux heures... les randonneurs à cet endroit sont encore au stade du brossage de dents, mais nous n'avons pas de temps à perdre, il nous reste une traversée, et si on la manque, nous devons attendre douze heures bien assis sur la plage. Awaroa Hut arrive sous la pluie, nous avons des ampoules sous les pieds, le cordon du coeur trainant par terre et quelques gros sacres retentissent sur cette foutue végétation luxuriante et ces osties de plages qui n'en finissent plus! Le cul bien assis sur un confortable banc en bois, les autres randonneurs n'en reviennent tout simplement pas. Ben oui tabarnak!

Nous terminons le tramp le lendemain avec une ride de bateau qui nous rapporte à Marahau et par la suite à Nelson, où nous devrions avoir des nouvelles pour le boulot... Ceci dit, le Abel Tasman tramp en vaut vraiment la peine, et si vous avez un petit 30$ de plus pour dormir à Bark Bay Hut, gâtez-vous, vos pieds vous en seront reconnaissants! Vous pouvez même faire quelques bouts en kayak de mer, nager avec des seals, probablement aussi patauger avec des dophins et pourquoi pas faire un câlin à une baleine! Avec un peu d'argent, rien n'est impossible New Zealand-way!

samedi 17 octobre 2009

Négotiation 101

Hier j'ai reçu une belle leçon et une préparation pour l'Asie. Tout a débuté sur la rue principale de Nadi, quand j'ai tiré Jo par le bras pour le traîner dans une boutique de produits fidjiens faits à la main en pensant acheter un petit souvenir. On s'est alors fait accueillir comme roi et reine par le wanna be chef d'un village qui a tenu à nous souhaiter la bienvenue avec du kava. C'est dans le fond de la boutique qu'à commencer son coup de théâtre que je sentais venir à mille à l'heure (mais pour ma défense, on pourrait dire que je fus engourdie de kava). Ensuite, nous avons eu droit à une petite jasette et ainsi faire connaissance. Il n'y allait pas de main morte avec la manipulation. Avant de faire le tour du propriétaire, il a tenu à nous “offrir” chacun un collier avec une dent de requin en nous disans que les fidjiens sont si merveilleux. Il devait certainement être payé à la commission, particulièrement sur les gros morceaux tels que les bols de kava hors de prix parce qu'il ne nous a plus lâcher ensuite. Il nous fallait ce souvenir indispensable à tout visiteur qui se respecte... “de toutes façons, les souvenirs de Nouvelle-Zélande sont tellement ordinaires et n'ont rien à voir avec la culture fidjienne extraordinaire...”

Ensuite, ce fut le tour de la statuette d'un couple entrelassé en bois massif... plus massif est le bois, plus fort est ton amour pour ta copine disait-il à Jo qui reluquait maintenant la mini version de la statuette pour tenter de le faire taire. Comme évidemment on se sentait archi mal de ne rien acheter avec tous les beaux “cadeaux” que nous avions eu, j'ai jeté mon dévolu sur un collier tortue et Jo pour sa mini statuette (qui prouvait finalement qu'il ne m'aime pas tant que ça), et là il a pris la calculatrice... ouf : 190$ pour les 2! Là est ma plus grande erreur, il a vu tout de suite que je prendrais de toutes façons le collier, il a donc commencer à négocier pour la statuette. Finalement, on a mis notre pied à terre et ce fut le collier un point c'est tout... à plein prix!

Mais là Monieur décide que les dents de requin ne sont plus un cadeau et il veut des sous! Je m'arrête ici... j'ai trop honte. C'est quand on y est repassé aujourd'hui que j'ai remarqué l'affiche de la boutique : We are the best, forget the rest! C'est un beau résumé de la façon de faire de ce crétin qui nous ne fera tout de même pas changer d'idée sur ce peuple génial mais bon, il y a des exceptions. On a eu la chance d'en glisser un mot à quelques autres commerçants qui tentent tant bien que mal de faire arrêter ce cirque via la chambre de commerce, merci à eux!

Au revoir Fidji
Nous avons bien profité de notre dernière journée! Pour célébrer le Diwali (heureux mélange entre notre Noël et le carême version indienne), nous avons dégusté le meilleur curry de tout Fidji selon le Lonely Planet. Aujourd'hui, toutes les femmes étaient vêtues de leur plus beau Saree et plusieurs familles ont décoré leur maison de lumières multicolores. Le ciel était également rempli de feux d'artifice jusqu'à tard dans la soirée.

Mieux vaut tard que jamais, le premier album photo Fidji en images est maintenant disponible sous la photo du jour. En cliquant sur une des photos, vous arriverez sur l'album Picasa.

Vinaka (merci) de nous avoir suivi dans nos péripéties fidjiennes et restez brancher pour la suite de nos aventures. Prochaine destination : Nouvelle-Zélande!

vendredi 16 octobre 2009

Tourtière de Lavena

4 oeufs
2 grosses pommes de terre
1 oignon jaune
1 boîte de thon
Porto
Huile
Set et poivre

  • Couper l'oignon en morceaux et faire revenir dans l'huile jusqu'à ce qu'il soit bien cuit. Déglacer avec un peu de porto. Mettre de côté.

  • Couper les pommes de terre en petits cubes, ajouter sel et poivre et faire cuire à feu moyen avec un peu d'huile dans le même poêlon que les oignons. Couvrir.
  • Lorsque al dente, déglacer avec du porto et ensuite ajouter les oignons et le thon.
  • Casser ensuite les oeufs tout en mélangeant et chauffer le mélange pendant 5 minutes.
  • Servir et déguster, de préférence à Lavena.

Vous pouvez trouver tous ces ingrédients au nano magasin général de Lavena pour moins de 4$ fidjiens. Le restant de porto est une gracieuseté d'un couple de français rencontré la veille au lodge.

Lavena : Petit village situé sur la côte est de Taveuni au bout complètement de la route de terre (à 1h45 de l'aéroport, par autobus 4$). Sans électricité, mis à part de 18h à 21h, on y vit des produits de la ferme et de la mer, fraîcheur garantie.

Pour 10$ fidjiens par personne, différentes familles prérarent des soupers pour les voyageurs, un pur délice à déguster sur la petite terrasse avec vue sur l'océan.

Gloria, une américaine, ici pour de l'aide humanitaire, nous a fait visiter ce village de 400 habitants, dont 100 enfants. La population construit d'ailleurs une école pour eux (tous les hommes sont souriants et très fiers de travailler bénévolement pour l'avenir de leurs enfants).

Un sentier côtier amménagé par la communauté mène à de superbes chutes que nous avons eu la chance d'admirer de très près. Des “Bula” jaillissent de toutes parts quand nous croisons des habitants. Les enfants sont particulièrement adorables et très sociables, quelques uns nous serrent même la main!

samedi 10 octobre 2009

Allemand, danois et québécois

Voilà maintenant plus de trois semaines que nous sommes à Dolphin Bay. Beaucoup de voyageurs sont passés mais les deux seules personnes qui sont présentes depuis notre arrivée (outre les propriétaires) sont Charlotte et Mickael, des danois de Copenhegan. Arrivés quelques jours avant nous, ils travaillent en tant que divemaster et instructeur jusqu'en mars prochain.

Il y a aussi Katia, une allemande qui est ici depuis trois mois. Elle espère avoir un visa de travail pour Fidji en mars prochain et ainsi venir s'installer de façon un peu plus permanente.

Sur notre péninsule tout est petit, il n'y a qu'une famille habitant sur la plage et les employés du resort. Aucune route nous relit avec le restant de l'île. Nous avons donc passé beaucoup de temps ensemble et une belle amitié s'est formée : les repas sont pris en commun, nous plongeons, nageons ainsi que buvons nos Fiji Bitter en jouant aux cartes avant le souper ensemble.

Nos nouveaux amis danois ont parcouru le monde toute l'année et sont sur la fin de leur budget. Nous espérons être en mesure de répondre positivement à leur invitation et leur rendre visite l'été prochain.

Il est maintenant temps de faire nos au revoir. Demain le bateau nous déposera à Taveuni et c'est avec le coeur chargé d'émotion que nous nous souviendrons de ces beaux moments passés sur cette merveilleuse péninsule entouré de gens fantastiques! Avec un peu de chance nous aurons de la visite au 2655 à notre retour!


En marche camarades, c'est reparti mon kiki!

vendredi 9 octobre 2009

Les beautés et le triste sort des fonds marins

Mon nouveau sport préféré à Fidji est certainement la natation-”snorkeling” que je pratique au moins 2 fois par jour sur environ 2 km. C'est le paradis : s'entraîner tout en étant aux premières loges de toute la vie sous-marine présente sur le Rainbow Reef. Je peux même dire que j'ai fait de la synchro (sans le savoir) dans le tsunami de cette semaine (contrairement à d'autres îles des environs qui n'ont pas été épargnées, nous avons eu seulement quelques vagues un peu plus grosses que les autres).

La semaine dernière, je revenais toute excitée d'une session nage-tuba durant laquelle j'ai aperçu ma première tortue marine GÉANTE (depuis je lui fais un petit coucou tous les jours)! C'était ensuite l'heure du dîner donc je me suis mise à raconter à tout le monde ma belle rencontre. De fil en aiguille, tous et chacun se sont mis à parler des poissons et coraux qu'ils ont eu la chance d'admirer lors de leurs plongées ici (Le Great white wall sur le Rainbow Reef étant considéré comme l'une des 10 plus belles plongée au monde) ou encore ailleurs dans le monde : Malaysie, Thaïlande, Australie... Andy était de la discussion, un docteur des Philipinnes qui travaille de temps en temps à La mission sur l'île. Il se met à nous raconter à quel point les fonds marins ont changé depuis ses premières plongées dans les années 70. Quel tristesse de penser que 90% des gros poissons comme le requin ou le thon ont maintenant disparus... si on continue à ce rythme, d'ici 50 ans, on peut les oublier complètement et ça ne saurait tarder pour le reste de la vie marine. Et bien sûr, il faudra à l'être humain des preuves bien plus grandes pour réaliser qu'il est trop tard et que ça nous touche de beaucoup plus près qu'on voudrait le penser. Le cercle de la vie devient le pire des cercles vicieux : moins de requins qui mangent de plus petits poissons, qui eux mangent des poissons encore plus petits, qui eux mangent des organismes minuscules qui eux se régalent de plancton. Donc, moins de plancton et moins d'oxygène pour les humains.

Une solution ressort à la blague : des requins robots pour remettre un peu d'ordre dans tout ça... imaginez quand on en est rendu là c'est que le problème est énorme! Si le projet de bénévolat avec les tortues marines en Grèce fonctionne, je serai heureuse de faire ma part pour la survie de notre belle planète.

PS Ça y est, j'ai maintenant ma certification de plongée Advance. Je peux donc plonger légalement jusqu'à 100 pieds, de nuit, dans le courant et je me débrouille sous l'eau avec un compas et pour identifier la vie marine!

jeudi 8 octobre 2009

Divemaster en formation

Bula!

La vie n'est pas toujours facile à Fidji, surtout quand on est un divemaster en formation! Afin que vous ayez un (petit) peu pitié de moi, voici un court résumé d'une journée type sous le chaud soleil de ma péninsule:

Levée du corps à 6h30 pour 600m de natation dans la piscine naturelle du resort. Si je suis chanceux, je vais croiser les tortues marines, le poisson-lion qui termine sa nuit de chasse et le poisson perroquet en train de bruncher. Le tout surveillé attentivement par Boxer, un des deux chiens de l'endroit.

Une fois sorti de l'océan (25C), pas de temps à perdre, pression d'air des cylindres de la journée à vérifier, mon équipement de plongée ainsi que ceux des clients à préparer ainsi que les autres articles nécessaires à une journée de plongée réussie!

7h30, voici venu le temps de vraiment s'éveiller : petit déjeuner en plein air! Papayes et bananes pour débuter suivies de roties avec beurre d'arachides si je suis chanceux! Le tout arrosé par un bon café! Vous voyez comment ce n'est pas facile?

On saute dans le bateau une heure plus tard, le capitaine Apex nous amène vers le premier site de plongée sur le Rainbow Reef avec les clients. J'ai encore une bonne résistance au froid grâce aux belles conditions des Escoumins de septembre dernier (2-3C) et je me permet encore un wetsuit court de 3mm!

Ici l'eau n'est peut-être pas glacée, mais le courant souffle fort à l'occasion, ce qui donne quelques fois des plongées rock'n roll! Pas d'épave, seulement des coraux et des poissons multicolores! Souvent quelques requins viennent nous voir! La vie est florissante sur le récif et il y a tellement de sites différents que nous ne croisons jamais d'autres plongeurs...

De retour après les deux plongées usuelles, c'est le temps du diner et ensuite d'étudier! Deux heures d'étude en après-midi ou encore de retour dans l'eau pour pratiquer des exercices. Vers 16h30 débute le happy-hour et à l'occasion c'est le temps de placotter autour d'une Fiji Bitter à 2.50$Fjd (environ 1.30$Cdn) juste avant le succulent repas du soir.

Arrive finalement ¨Charlotte's Hour¨ à 21h et signe du dodo afin d'être fin prêt pour une autre journée!

Aujourd'hui c'est différent, j'ai passé mes examens, donc je relaxe au soleil à jouer aux cartes avec Sandra, Charlotte et Mickael (nos amis Danois) et je rédige un petit mot pour vous chers amis lecteurs!

Si l'aventure vous intéresse, les îles Fidji ne sont pas si loin...

dimanche 4 octobre 2009

Soleil, plongée et rencontres!

Un peu à l'image d'une auberge espagnole en plein air, le Dolphin Bay Resort accueille autant les amateurs de plongée sous-marine que les touristes à la recherche de calme et de soleil. Les hôtes, Viola et Roland, un couple Allemand installé ici depuis plus de 10 ans, gère avec brio ce paradis bien caché (à notre grande joie). La première question qu'ils nous posent : “Connaissez-vous Bruno?”. Bruno Blanchette a passé 6 mois ici et a fait toute une impression, quelques fidjiens parlent de lui avec nostalgie en terminant leurs phrases par Tabarn...

Les repas (qui sont toujours délicieux et concoctés maison avec des produits locaux par des mamas fidjiennes) sont des rassemblements durant lesquels nous sommes tous assis à une grande table sur la terrasse et sont remplis de fous rire et d'échange sur nos différentes cultures. Jeudi dernier, on a même eu droit à une démonstration de Meke, une danse traditionnelle rythmée (vidéo à venir). Ce fut également notre baptème de kava (une racine broyée et séchée que les fidjiens déposent sur un tissus pour ensuite l'essorer dans de l'eau et ainsi concoter la parfaite mixture grisâtre). Tous assis en rond par terre, on nous offre un bol de kava, avant de le prendre on tape une fois dans nos mains, on le boit d'une gorgée pour éviter de trop goûter à ce drôle de mélange et ensuite on tape trois fois dans nos mains. Il y a un certain effet narcotique si on en boit beaucoup mais pour ma part, après 5 bols, je n'ai eu que les babines et la langue un peu engourdies. La soirée s'est terminée autour du kava à écouter de superbes chants fidjiens accompagnés par trois guitares.

Bien que nous faisons de belles rencontres, notre voyage est déjà ponctué d'au revoir. Edmund d'Angleterre a quitté pour aller rejoindre sa copine qui faisait du bénévolat tout l'été sur l'île voisine. Custin du Danemark, quant à lui, était ici pour compléter son cours de plongée et continue maintenant son tour du monde et notre bon ami Yannick est reparti jouer son rôle de docteur et de papa en Nouvelle-Calédonie. Quand un invité quitte le resort, tout le staff entonne la chanson de la bonne continuation et mes yeux s'emplissent d'eau chaque fois quand on remet un collier de coquillages au nomade qui déserte. Dans une semaine, ce sera notre tour, mais pour l'instant, je profite de chaque instant sous le soleil à quelques coups de palme des coraux remplis de trésors.

jeudi 1 octobre 2009

Mon bel aquarium

Fermez vos yeux. Imaginez. Imaginez une plage, un ciel bleu et une mer turquoise, le tout éclairé par le plus beau des soleils. L'histoire se déroule à quelques pas devant vous, sous cette surface turquoise. Trois mètres sous elle : encore du sable, partout, sauf à quelques endroits, des coraux, clairsemés, gros d'à peine quelques dizaines de centimètres.

Chacun de ces petits coraux habritent une petite famille de poissons multicolores. Un couple de poisson-anémones à queue orange vivent dans une belle anémone bleue, aussi minuscule soient-ils, ils défendent farouchement leur anémone!

En se déplaçant de quelques coups de palmes sur la droite, on rencontre monsieur et madame Tremblay, fiers parents d'une nombreuse progéniture de Humbug Dascyllus rayées blanc et noir. Au contraire de leurs irritables voisins jaune-bleu-noir, ils se cacheront à votre venue dans leur maison faite de corail. Sans oubllier les trois jeunes Platax Teira inséparables nageant entre deux eaux toujours au même endroit. Après avoir rendu visite à vos nouveaux amis, vous revenez doucement vers le rivage. Au retour les chances sont bonnes de croiser une énorme raie se prélassant dans le sable juste un peu avant la plage.

Bien assis à reprendre votre souffle sur le sable blanc, tout en profitant du soleil, vous pouvez apercevoir deux petits ailerons fendrent l'eau à trois mètres du rivage : deux bébés requins à bout noir se préparent à dîner.

Mon ami Patrick a un gros aquarium rempli de beaux poissons dans son salon. La différence : je peux nager dans le mien et il y a aussi des requins!

samedi 26 septembre 2009

Le Dolphin Bay Resort


16 septembre 2009 - Suite à une journée et une nuit passées à Nadi, nous montons à bord d'un Twin Otter 20 places (certainement le plus petit avion que j'ai pris à vie) en direction de Taveuni. Un vol d'une durée d'une heure trente avec une vue imprenable sur les innombrabres îles et barrières de corail de Fidji. Un taxi nous attend à l'arrivée. Edmund d'Angleterre et Yannick de Nouvelle-Calédonie seront également du voyage. Après un arrêt pour aller chercher le fils du chauffeur à l'école (imaginez votre étonnement si un chauffeur de taxi montréalais vous informait qu'il doit aller chercher sa progéniture avant de vous mener à bon port... mais ici c'est Fiji time!), il nous laisse ensuite sur le bord de l'eau avec nos sacs à dos. Un fidjien costaux sera notre capitaine pour la traversée d'environ 30 minutes vers notre destination finale. Sympatique et pince sans rire, il nous indique qu'une baleine et son baleineau sont juste là à quelques mètres du bateau et nous avons droit à tout un spectacle! Nous sommes ensuite accueillis sur la plage comme des dieux de la mer par une dizaine de fidjiens tout sourire qui s'empressent de se présenter et de prendre nos bagages. Un coup de foudre me frappe de plein fouet à la vue de ce territoire sauvage et isolé et de ses habitants à l'air jovial et au dialecte chantant. On fait le tour du propriétaire et on nous assigne un endroit ou installer notre tente. Jo est une vedette ici, tous les fidjiens qu'on croise s'exclame, ahhh, c'est toi qui fait son Divemaster!

Le réveil

26 septembre 2009 - Encore dans un de mes rêves en couleurs, bercée par le bruit des vagues et bien enroulée dans mon drap d'auberge à l'intérieur de notre tente installée à quelques mètres de la baie, le coq entonne son cri matinal et c'est une question de secondes avant que la jungle s'éveille : les oiseaux semblent nous souhaiter bon matin, quelques crabes dansent la claquette, le vent siffle dans les palmiers... POW, une noix de coco tombe de là haut en épargnant nos vies parce qu'on a pris soin de piquer notre maison de toile à quelques pieds de leur cible.. Parfois, on entend même le son d'un porc qui se fait étrangler chez nos voisins fidjiens (le souper sera frais)! La génératrice va bientôt ronronner, signe que c'est bientôt l'heure du déjeuner. Il est 7h et le soleil se lève à peine pour la simple et bonne raison qu'à notre arrivée sur le resort on avance l'heure. Déjà presque deux semaines d'écoulées depuis notre arrivée, le temps est arrêté et passe si vite en même temps!

lundi 21 septembre 2009

Fiji Time


Le taxi arrive, ce pourrait être aussi bien un client qu'un touriste : pas de borne, une Toyota bien ordinaire et presque neuve (bien différent des taxis officiels jaunes qui datent passablement). Son seul signe distinctif à part une dentition parfaite et une fleur dans les cheveux : le type se dirige vers moi... voilà notre premier taxi fidjien “au noir”! Le temps de lui dire que nous allons chercher nos bagages qu'en guise de réponse nous recevons la simple, mais combien efficace, phrase : “Fiji time”! N'étant déjà pas très pressé (contrairement à mon ancienne habitude), j'ai rétrogradé de ma vitesse Tortue à celle d'Escargot! Les fameux centipèdes me dépassaient comme de vrais Montréalais! Le monde à l'envers m'as vous dire...

On a pris l'avion : Fiji Time!

Et depuis ce temps, la vie est comme cela, à Fidji :

  • Temps d'embarquement pour un vol : 5 minutes.
  • Boarding pass pour vol local : sur du papier recyclé.
  • Limite de poids des bagages de cabine : le ti-gars ET la tite-fille sur la balance!
  • File d'attente : inexistante.
  • Limite de liquide et de gel dans les bagages de cabine : 2 bouteilles de Cointreau et une de Malibu Rhum... achetées la veille.
  • Temps d'attente entre la commande du souper et la réception du repas : interminable (Fiji Time!)


mardi 15 septembre 2009

En direct de Fidji!

Bien que le départ fut déchirant, je vous assure que quand on choisit Fidji comme 1è destination, l'atterrissage se déroule tout en douceur!

Jour 1 - Constats Fidjiens :

Décor : Dès la sortie de l'aéroport, décor montagneux omniprésent, végétation colorée et abondante, soleil puissant (j'ai d'ailleurs déjà un coup de soleil à mon actif!)

Population : Accueillante, sincère, simple, généreuse, souriante, curieuse...

Pour s y rendre : le plus beau vol de ma vie, 4 sièges pour 2, dodo pendant 11h

Jetlag : Dans les bras de morphée a 19h, levée du corps à 3h am... une autre belle et longue journée a venir! Ça me fait encore tout drôle de ne pas avoir vécu le 14 septembre à cause de la "dateline".

Auberge de jeunesse : On the beach, propre... même le café instant est délicieux et que dire de cette bouffe à inspiration fidjienne et indienne!

Moustiques et autres bestioles : Rien d'alarmant pour l'instant... quelques fourmis, araignées et mini centipèdes au look inoffensif, mini lézards et grenouilles, mais des trous louches dans le sable.

Animaux : Le chien est a Fidji ce que le mouton est a la NZ!

Danger : La seule petite chose qui semble mortelle ici à date est selon moi la chute de noix de coco du haut d'un palmier... et ça tombe même si ce n'est pas mure... on a failli perdre notre serveuse hier soir au resto!

La vraie aventure fidjienne commence à 14h a bord d'un Twin Otter en direction de Taveuni!

Photos à venir quand on aura un accès Internet moins préhistorique!

mercredi 9 septembre 2009

J'ai la chienne...

Avant un grand départ comme celui là, c'est réellement durant la dernière semaine qu'on réalise l'ampleur du projet, la semaine des dernières fois. En fait, ce ne sera bientôt plus un projet, mais un nouveau mode de vie. D'ici là, j'ouvre grands les yeux pour ne rien rater de ces moments précieux avec les gens que j'aime. Je prends des photos mentales de tous ces détails qui me font tant apprécier ma vie au Québec : la vue du haut du pont Jacques-Cartier quand je me rends au boulot à vélo, un fou rire entre amis, le goût d'une bonne bière locale lors d'un souper familial, les yeux pétillants de mes jeunes frères et de ma soeur qui mordent dans la vie à pleine dents... La grande nostalgique que je suis n'en finit plus de faire ses adieux : au ciel montréalais, à l'accent québécois, à la ceinture fléchée... même les mouches y ont eu droit! On peut dire que j'ai officiellement la chienne, mais une belle chienne, celle qui donne des ailes! Il y a également un mélange de curiosité et de joie intense qui s'empare de moi quand je pense à ce grand saut dans l'inconnu et cette fois, je m'élance sans parachute en bonne compagnie : celui que j'aime et qui me complète si bien.

L'étape de la préparation tire à sa fin et c'est le rêve d'une vie qui débute ici et maintenant. Cette aventure ne serait pas la même si je ne pouvais la partager avec vous, ce sera donc un grand plaisir de vous faire part de mes états d'âme, petites peurs (il y aura certainement des moustiques impliqués ici) et grandes joies tout au long de l'année. À bientôt pour les premières péripéties de ce voyage autour du monde signé Sandra et Jonathan! C'est parti mon kiki...

Prêt pas prêt...

Quelques jours avant le départ. Je suis fébrile, je suis aussi prêt (je crois)! Un an loin de tout, un an prêt de tout : de celle que j'Aime, de moi, je suis prêt... comme un scout! 365 jours pour faire des découvertes : le monde, et aussi mon monde intérieur tiens! Le sac de 65 litres me regarde du coin de l'oeil, il est aussi fébrile que moi!

Je suis maintenant vacciné pour faire le tour du monde, j'ai tellement de médicaments que je songe à m'ouvrir une pharmacie à Fidji, ou pourquoi pas en Inde tiens! Tout le monde croit qu'un an avec seulement une paire de bottines comme moyen de transport exige des semaines, des mois de préparations ?! Nan, pantoute! C'est plus facile que vous pensez, allez, essayez, vous êtes pas gameeee! Le plus épuisant ce sont les dernières semaines avec les soupers amicaux à tous les soirs! Vivement un 3h d'attente à LAX pour souffler un peu et dégriser!

Famille et amis, on se croise dans un fuseau horaire loin de chez vous, et proche de chez nous!

Allo la Terre, ici Jo, prêt pas prêt j'arriveeeeeeeee....