samedi 26 septembre 2009

Le Dolphin Bay Resort


16 septembre 2009 - Suite à une journée et une nuit passées à Nadi, nous montons à bord d'un Twin Otter 20 places (certainement le plus petit avion que j'ai pris à vie) en direction de Taveuni. Un vol d'une durée d'une heure trente avec une vue imprenable sur les innombrabres îles et barrières de corail de Fidji. Un taxi nous attend à l'arrivée. Edmund d'Angleterre et Yannick de Nouvelle-Calédonie seront également du voyage. Après un arrêt pour aller chercher le fils du chauffeur à l'école (imaginez votre étonnement si un chauffeur de taxi montréalais vous informait qu'il doit aller chercher sa progéniture avant de vous mener à bon port... mais ici c'est Fiji time!), il nous laisse ensuite sur le bord de l'eau avec nos sacs à dos. Un fidjien costaux sera notre capitaine pour la traversée d'environ 30 minutes vers notre destination finale. Sympatique et pince sans rire, il nous indique qu'une baleine et son baleineau sont juste là à quelques mètres du bateau et nous avons droit à tout un spectacle! Nous sommes ensuite accueillis sur la plage comme des dieux de la mer par une dizaine de fidjiens tout sourire qui s'empressent de se présenter et de prendre nos bagages. Un coup de foudre me frappe de plein fouet à la vue de ce territoire sauvage et isolé et de ses habitants à l'air jovial et au dialecte chantant. On fait le tour du propriétaire et on nous assigne un endroit ou installer notre tente. Jo est une vedette ici, tous les fidjiens qu'on croise s'exclame, ahhh, c'est toi qui fait son Divemaster!

Le réveil

26 septembre 2009 - Encore dans un de mes rêves en couleurs, bercée par le bruit des vagues et bien enroulée dans mon drap d'auberge à l'intérieur de notre tente installée à quelques mètres de la baie, le coq entonne son cri matinal et c'est une question de secondes avant que la jungle s'éveille : les oiseaux semblent nous souhaiter bon matin, quelques crabes dansent la claquette, le vent siffle dans les palmiers... POW, une noix de coco tombe de là haut en épargnant nos vies parce qu'on a pris soin de piquer notre maison de toile à quelques pieds de leur cible.. Parfois, on entend même le son d'un porc qui se fait étrangler chez nos voisins fidjiens (le souper sera frais)! La génératrice va bientôt ronronner, signe que c'est bientôt l'heure du déjeuner. Il est 7h et le soleil se lève à peine pour la simple et bonne raison qu'à notre arrivée sur le resort on avance l'heure. Déjà presque deux semaines d'écoulées depuis notre arrivée, le temps est arrêté et passe si vite en même temps!

lundi 21 septembre 2009

Fiji Time


Le taxi arrive, ce pourrait être aussi bien un client qu'un touriste : pas de borne, une Toyota bien ordinaire et presque neuve (bien différent des taxis officiels jaunes qui datent passablement). Son seul signe distinctif à part une dentition parfaite et une fleur dans les cheveux : le type se dirige vers moi... voilà notre premier taxi fidjien “au noir”! Le temps de lui dire que nous allons chercher nos bagages qu'en guise de réponse nous recevons la simple, mais combien efficace, phrase : “Fiji time”! N'étant déjà pas très pressé (contrairement à mon ancienne habitude), j'ai rétrogradé de ma vitesse Tortue à celle d'Escargot! Les fameux centipèdes me dépassaient comme de vrais Montréalais! Le monde à l'envers m'as vous dire...

On a pris l'avion : Fiji Time!

Et depuis ce temps, la vie est comme cela, à Fidji :

  • Temps d'embarquement pour un vol : 5 minutes.
  • Boarding pass pour vol local : sur du papier recyclé.
  • Limite de poids des bagages de cabine : le ti-gars ET la tite-fille sur la balance!
  • File d'attente : inexistante.
  • Limite de liquide et de gel dans les bagages de cabine : 2 bouteilles de Cointreau et une de Malibu Rhum... achetées la veille.
  • Temps d'attente entre la commande du souper et la réception du repas : interminable (Fiji Time!)


mardi 15 septembre 2009

En direct de Fidji!

Bien que le départ fut déchirant, je vous assure que quand on choisit Fidji comme 1è destination, l'atterrissage se déroule tout en douceur!

Jour 1 - Constats Fidjiens :

Décor : Dès la sortie de l'aéroport, décor montagneux omniprésent, végétation colorée et abondante, soleil puissant (j'ai d'ailleurs déjà un coup de soleil à mon actif!)

Population : Accueillante, sincère, simple, généreuse, souriante, curieuse...

Pour s y rendre : le plus beau vol de ma vie, 4 sièges pour 2, dodo pendant 11h

Jetlag : Dans les bras de morphée a 19h, levée du corps à 3h am... une autre belle et longue journée a venir! Ça me fait encore tout drôle de ne pas avoir vécu le 14 septembre à cause de la "dateline".

Auberge de jeunesse : On the beach, propre... même le café instant est délicieux et que dire de cette bouffe à inspiration fidjienne et indienne!

Moustiques et autres bestioles : Rien d'alarmant pour l'instant... quelques fourmis, araignées et mini centipèdes au look inoffensif, mini lézards et grenouilles, mais des trous louches dans le sable.

Animaux : Le chien est a Fidji ce que le mouton est a la NZ!

Danger : La seule petite chose qui semble mortelle ici à date est selon moi la chute de noix de coco du haut d'un palmier... et ça tombe même si ce n'est pas mure... on a failli perdre notre serveuse hier soir au resto!

La vraie aventure fidjienne commence à 14h a bord d'un Twin Otter en direction de Taveuni!

Photos à venir quand on aura un accès Internet moins préhistorique!

mercredi 9 septembre 2009

J'ai la chienne...

Avant un grand départ comme celui là, c'est réellement durant la dernière semaine qu'on réalise l'ampleur du projet, la semaine des dernières fois. En fait, ce ne sera bientôt plus un projet, mais un nouveau mode de vie. D'ici là, j'ouvre grands les yeux pour ne rien rater de ces moments précieux avec les gens que j'aime. Je prends des photos mentales de tous ces détails qui me font tant apprécier ma vie au Québec : la vue du haut du pont Jacques-Cartier quand je me rends au boulot à vélo, un fou rire entre amis, le goût d'une bonne bière locale lors d'un souper familial, les yeux pétillants de mes jeunes frères et de ma soeur qui mordent dans la vie à pleine dents... La grande nostalgique que je suis n'en finit plus de faire ses adieux : au ciel montréalais, à l'accent québécois, à la ceinture fléchée... même les mouches y ont eu droit! On peut dire que j'ai officiellement la chienne, mais une belle chienne, celle qui donne des ailes! Il y a également un mélange de curiosité et de joie intense qui s'empare de moi quand je pense à ce grand saut dans l'inconnu et cette fois, je m'élance sans parachute en bonne compagnie : celui que j'aime et qui me complète si bien.

L'étape de la préparation tire à sa fin et c'est le rêve d'une vie qui débute ici et maintenant. Cette aventure ne serait pas la même si je ne pouvais la partager avec vous, ce sera donc un grand plaisir de vous faire part de mes états d'âme, petites peurs (il y aura certainement des moustiques impliqués ici) et grandes joies tout au long de l'année. À bientôt pour les premières péripéties de ce voyage autour du monde signé Sandra et Jonathan! C'est parti mon kiki...

Prêt pas prêt...

Quelques jours avant le départ. Je suis fébrile, je suis aussi prêt (je crois)! Un an loin de tout, un an prêt de tout : de celle que j'Aime, de moi, je suis prêt... comme un scout! 365 jours pour faire des découvertes : le monde, et aussi mon monde intérieur tiens! Le sac de 65 litres me regarde du coin de l'oeil, il est aussi fébrile que moi!

Je suis maintenant vacciné pour faire le tour du monde, j'ai tellement de médicaments que je songe à m'ouvrir une pharmacie à Fidji, ou pourquoi pas en Inde tiens! Tout le monde croit qu'un an avec seulement une paire de bottines comme moyen de transport exige des semaines, des mois de préparations ?! Nan, pantoute! C'est plus facile que vous pensez, allez, essayez, vous êtes pas gameeee! Le plus épuisant ce sont les dernières semaines avec les soupers amicaux à tous les soirs! Vivement un 3h d'attente à LAX pour souffler un peu et dégriser!

Famille et amis, on se croise dans un fuseau horaire loin de chez vous, et proche de chez nous!

Allo la Terre, ici Jo, prêt pas prêt j'arriveeeeeeeee....