jeudi 29 octobre 2009

Haere mai!

Pour ceux qui se rappellent de mon blogue en 2006, vous vous souvenez sûrement que Kia ora signifie Bonjour en dialecte Maori. Voici la leçon numéro 2 : Haere mai signifie Bienvenue. Les néozélandais se débrouillent très bien pour nous faire sentir chez nous jusqu'à présent, mais ce fut tout de même un choc suite à un long mois à Fidji avec les Bula de toutes parts!

Nous voici donc en Nouvelle-Zélande depuis presque 2 semaines... désolée pour ce long silence mais pour notre défense, nous n'avons pas chômé! Les premiers jours furent mouvementés et bien remplis à Auckland : session d'orientation et d'accueil, achat d'un cellulaire, ouverture d'un compte de banque, demande d'un numéro de taxe, recherche d'emploi, reflexion sur le meilleur moyen de transport...

Suite à une offre d'emploi ferme sur l'île du Nord pour travailler dans une ferme de kumara (patate sucrée), nous avons plutôt opté pour le risque et l'aventure : une entrevue à Blenheim sur l'île du sud.

Moyen de transport : autobus de nuit pendant 11h et 3h de traversier
Poste : hostel managers (rien de moins).
Salaire : 415$ néozélandais par semaine pour le couple

Suite à une brève rencontre avec les propriétaires et une visite de l'endroit (nous y avons également passé la nuit), ce fut à l'unanimité du couple que nous avons levé le nez sur ce boulot 24h sur 24, 7 jours sur 7 avec pour logement une mini caravane sauna, à babysitter une bande d'ados bruyants principalement allemands qui travaillent dans des vignobles du coin.

Nous avons ensuite eu la chance de passer une entrevue (pour un poste d'hostel manager également) à Nelson (1h30 de bus plus tard). Nous sommes tombé amoureux de la ville, de l'auberge (www.accentsonthepark.com), des propriétaires, des tâches, bref, nous croisons les doigts (nous aurons une réponse demain matin). À suivre...

En attendant, nous profitons des paysages incroyables : décor plus vert que vert, routes sinueuses, innombrables vignobles, moutons par milliers, montagnes enneigées... Je lègue la parole à Jo pour la description de notre séjour à Abel Tasman National Park.

Abel Tasman : Gentilhomme ayant donné son nom à un parc national (rien de moins) ainsi qu'à une mer (Tasman sea) (chions donc!). Faute d'avoir une embarcation afin de vérifier de visu que la mer est à la hauteur du parc, je ne vais malheureusement que vous décrire nos débuts de tramping, New Zealand-way!

À 1h30 de bus au nord de Nelson, vous arrivez au Abel Tasman National Park, plus précisément à Marahau petite colonie balnéaire dont le seul but dans la vie est d'héberger les habitants de Nelson dans leur maison d'été et d'arnaquer les backpackers au dépanneur du coin! La randonnée, prennant de 3 à 5 nuits (seulement 2 nuits Quebec'n Normandie-way) est classé Easy Tramp. Le sentier est magnifiquement entretenu (presque possible de circuler en chaise roulante... à vos risques) et il serpente dans un décor de forêt vierge, croisant de magnifiques plages bordée d'eau turquoise (et glaciale à cette époque de l'année). 12 km plus loin, 2h30 de moins à faire à la journée, nous arrivons à Anchorage Hut, sympa petit refuge où nous passerons la nuit, cordés comme une douzaine de saucisses Maple Leaf. On a même eu droit à une symphonie de ronflement par une mamie.

6h du matin, deux québécois et un normand un peu zélés se lèvent avec le soleil (en contournant adroitement le boitier à dentier de la dite mamie). Objectif de la journée : sauter une nuit à Bark Bay Hut et filer jusqu'à Awaroa Hut. Le seul hic : 21km et deux endroits que nous devons traverser à marée basse. Nous sommes en compagnie de Benjamin (Ben), un français venant de Normandie ayant débuté son World Bakery Tour il y a environ 8 mois, cherchant la parfaite baguette! Heureusement pour nos oreilles, ayant habité durant 7 ans à Amsterdam, il a pratiquement perdu son accent!

De l'eau glacée aux genoux à 7h15 du matin, ça réveille son homme! Nous passons Bark Bay comme une fusée en moins de deux heures... les randonneurs à cet endroit sont encore au stade du brossage de dents, mais nous n'avons pas de temps à perdre, il nous reste une traversée, et si on la manque, nous devons attendre douze heures bien assis sur la plage. Awaroa Hut arrive sous la pluie, nous avons des ampoules sous les pieds, le cordon du coeur trainant par terre et quelques gros sacres retentissent sur cette foutue végétation luxuriante et ces osties de plages qui n'en finissent plus! Le cul bien assis sur un confortable banc en bois, les autres randonneurs n'en reviennent tout simplement pas. Ben oui tabarnak!

Nous terminons le tramp le lendemain avec une ride de bateau qui nous rapporte à Marahau et par la suite à Nelson, où nous devrions avoir des nouvelles pour le boulot... Ceci dit, le Abel Tasman tramp en vaut vraiment la peine, et si vous avez un petit 30$ de plus pour dormir à Bark Bay Hut, gâtez-vous, vos pieds vous en seront reconnaissants! Vous pouvez même faire quelques bouts en kayak de mer, nager avec des seals, probablement aussi patauger avec des dophins et pourquoi pas faire un câlin à une baleine! Avec un peu d'argent, rien n'est impossible New Zealand-way!

samedi 17 octobre 2009

Négotiation 101

Hier j'ai reçu une belle leçon et une préparation pour l'Asie. Tout a débuté sur la rue principale de Nadi, quand j'ai tiré Jo par le bras pour le traîner dans une boutique de produits fidjiens faits à la main en pensant acheter un petit souvenir. On s'est alors fait accueillir comme roi et reine par le wanna be chef d'un village qui a tenu à nous souhaiter la bienvenue avec du kava. C'est dans le fond de la boutique qu'à commencer son coup de théâtre que je sentais venir à mille à l'heure (mais pour ma défense, on pourrait dire que je fus engourdie de kava). Ensuite, nous avons eu droit à une petite jasette et ainsi faire connaissance. Il n'y allait pas de main morte avec la manipulation. Avant de faire le tour du propriétaire, il a tenu à nous “offrir” chacun un collier avec une dent de requin en nous disans que les fidjiens sont si merveilleux. Il devait certainement être payé à la commission, particulièrement sur les gros morceaux tels que les bols de kava hors de prix parce qu'il ne nous a plus lâcher ensuite. Il nous fallait ce souvenir indispensable à tout visiteur qui se respecte... “de toutes façons, les souvenirs de Nouvelle-Zélande sont tellement ordinaires et n'ont rien à voir avec la culture fidjienne extraordinaire...”

Ensuite, ce fut le tour de la statuette d'un couple entrelassé en bois massif... plus massif est le bois, plus fort est ton amour pour ta copine disait-il à Jo qui reluquait maintenant la mini version de la statuette pour tenter de le faire taire. Comme évidemment on se sentait archi mal de ne rien acheter avec tous les beaux “cadeaux” que nous avions eu, j'ai jeté mon dévolu sur un collier tortue et Jo pour sa mini statuette (qui prouvait finalement qu'il ne m'aime pas tant que ça), et là il a pris la calculatrice... ouf : 190$ pour les 2! Là est ma plus grande erreur, il a vu tout de suite que je prendrais de toutes façons le collier, il a donc commencer à négocier pour la statuette. Finalement, on a mis notre pied à terre et ce fut le collier un point c'est tout... à plein prix!

Mais là Monieur décide que les dents de requin ne sont plus un cadeau et il veut des sous! Je m'arrête ici... j'ai trop honte. C'est quand on y est repassé aujourd'hui que j'ai remarqué l'affiche de la boutique : We are the best, forget the rest! C'est un beau résumé de la façon de faire de ce crétin qui nous ne fera tout de même pas changer d'idée sur ce peuple génial mais bon, il y a des exceptions. On a eu la chance d'en glisser un mot à quelques autres commerçants qui tentent tant bien que mal de faire arrêter ce cirque via la chambre de commerce, merci à eux!

Au revoir Fidji
Nous avons bien profité de notre dernière journée! Pour célébrer le Diwali (heureux mélange entre notre Noël et le carême version indienne), nous avons dégusté le meilleur curry de tout Fidji selon le Lonely Planet. Aujourd'hui, toutes les femmes étaient vêtues de leur plus beau Saree et plusieurs familles ont décoré leur maison de lumières multicolores. Le ciel était également rempli de feux d'artifice jusqu'à tard dans la soirée.

Mieux vaut tard que jamais, le premier album photo Fidji en images est maintenant disponible sous la photo du jour. En cliquant sur une des photos, vous arriverez sur l'album Picasa.

Vinaka (merci) de nous avoir suivi dans nos péripéties fidjiennes et restez brancher pour la suite de nos aventures. Prochaine destination : Nouvelle-Zélande!

vendredi 16 octobre 2009

Tourtière de Lavena

4 oeufs
2 grosses pommes de terre
1 oignon jaune
1 boîte de thon
Porto
Huile
Set et poivre

  • Couper l'oignon en morceaux et faire revenir dans l'huile jusqu'à ce qu'il soit bien cuit. Déglacer avec un peu de porto. Mettre de côté.

  • Couper les pommes de terre en petits cubes, ajouter sel et poivre et faire cuire à feu moyen avec un peu d'huile dans le même poêlon que les oignons. Couvrir.
  • Lorsque al dente, déglacer avec du porto et ensuite ajouter les oignons et le thon.
  • Casser ensuite les oeufs tout en mélangeant et chauffer le mélange pendant 5 minutes.
  • Servir et déguster, de préférence à Lavena.

Vous pouvez trouver tous ces ingrédients au nano magasin général de Lavena pour moins de 4$ fidjiens. Le restant de porto est une gracieuseté d'un couple de français rencontré la veille au lodge.

Lavena : Petit village situé sur la côte est de Taveuni au bout complètement de la route de terre (à 1h45 de l'aéroport, par autobus 4$). Sans électricité, mis à part de 18h à 21h, on y vit des produits de la ferme et de la mer, fraîcheur garantie.

Pour 10$ fidjiens par personne, différentes familles prérarent des soupers pour les voyageurs, un pur délice à déguster sur la petite terrasse avec vue sur l'océan.

Gloria, une américaine, ici pour de l'aide humanitaire, nous a fait visiter ce village de 400 habitants, dont 100 enfants. La population construit d'ailleurs une école pour eux (tous les hommes sont souriants et très fiers de travailler bénévolement pour l'avenir de leurs enfants).

Un sentier côtier amménagé par la communauté mène à de superbes chutes que nous avons eu la chance d'admirer de très près. Des “Bula” jaillissent de toutes parts quand nous croisons des habitants. Les enfants sont particulièrement adorables et très sociables, quelques uns nous serrent même la main!

samedi 10 octobre 2009

Allemand, danois et québécois

Voilà maintenant plus de trois semaines que nous sommes à Dolphin Bay. Beaucoup de voyageurs sont passés mais les deux seules personnes qui sont présentes depuis notre arrivée (outre les propriétaires) sont Charlotte et Mickael, des danois de Copenhegan. Arrivés quelques jours avant nous, ils travaillent en tant que divemaster et instructeur jusqu'en mars prochain.

Il y a aussi Katia, une allemande qui est ici depuis trois mois. Elle espère avoir un visa de travail pour Fidji en mars prochain et ainsi venir s'installer de façon un peu plus permanente.

Sur notre péninsule tout est petit, il n'y a qu'une famille habitant sur la plage et les employés du resort. Aucune route nous relit avec le restant de l'île. Nous avons donc passé beaucoup de temps ensemble et une belle amitié s'est formée : les repas sont pris en commun, nous plongeons, nageons ainsi que buvons nos Fiji Bitter en jouant aux cartes avant le souper ensemble.

Nos nouveaux amis danois ont parcouru le monde toute l'année et sont sur la fin de leur budget. Nous espérons être en mesure de répondre positivement à leur invitation et leur rendre visite l'été prochain.

Il est maintenant temps de faire nos au revoir. Demain le bateau nous déposera à Taveuni et c'est avec le coeur chargé d'émotion que nous nous souviendrons de ces beaux moments passés sur cette merveilleuse péninsule entouré de gens fantastiques! Avec un peu de chance nous aurons de la visite au 2655 à notre retour!


En marche camarades, c'est reparti mon kiki!

vendredi 9 octobre 2009

Les beautés et le triste sort des fonds marins

Mon nouveau sport préféré à Fidji est certainement la natation-”snorkeling” que je pratique au moins 2 fois par jour sur environ 2 km. C'est le paradis : s'entraîner tout en étant aux premières loges de toute la vie sous-marine présente sur le Rainbow Reef. Je peux même dire que j'ai fait de la synchro (sans le savoir) dans le tsunami de cette semaine (contrairement à d'autres îles des environs qui n'ont pas été épargnées, nous avons eu seulement quelques vagues un peu plus grosses que les autres).

La semaine dernière, je revenais toute excitée d'une session nage-tuba durant laquelle j'ai aperçu ma première tortue marine GÉANTE (depuis je lui fais un petit coucou tous les jours)! C'était ensuite l'heure du dîner donc je me suis mise à raconter à tout le monde ma belle rencontre. De fil en aiguille, tous et chacun se sont mis à parler des poissons et coraux qu'ils ont eu la chance d'admirer lors de leurs plongées ici (Le Great white wall sur le Rainbow Reef étant considéré comme l'une des 10 plus belles plongée au monde) ou encore ailleurs dans le monde : Malaysie, Thaïlande, Australie... Andy était de la discussion, un docteur des Philipinnes qui travaille de temps en temps à La mission sur l'île. Il se met à nous raconter à quel point les fonds marins ont changé depuis ses premières plongées dans les années 70. Quel tristesse de penser que 90% des gros poissons comme le requin ou le thon ont maintenant disparus... si on continue à ce rythme, d'ici 50 ans, on peut les oublier complètement et ça ne saurait tarder pour le reste de la vie marine. Et bien sûr, il faudra à l'être humain des preuves bien plus grandes pour réaliser qu'il est trop tard et que ça nous touche de beaucoup plus près qu'on voudrait le penser. Le cercle de la vie devient le pire des cercles vicieux : moins de requins qui mangent de plus petits poissons, qui eux mangent des poissons encore plus petits, qui eux mangent des organismes minuscules qui eux se régalent de plancton. Donc, moins de plancton et moins d'oxygène pour les humains.

Une solution ressort à la blague : des requins robots pour remettre un peu d'ordre dans tout ça... imaginez quand on en est rendu là c'est que le problème est énorme! Si le projet de bénévolat avec les tortues marines en Grèce fonctionne, je serai heureuse de faire ma part pour la survie de notre belle planète.

PS Ça y est, j'ai maintenant ma certification de plongée Advance. Je peux donc plonger légalement jusqu'à 100 pieds, de nuit, dans le courant et je me débrouille sous l'eau avec un compas et pour identifier la vie marine!

jeudi 8 octobre 2009

Divemaster en formation

Bula!

La vie n'est pas toujours facile à Fidji, surtout quand on est un divemaster en formation! Afin que vous ayez un (petit) peu pitié de moi, voici un court résumé d'une journée type sous le chaud soleil de ma péninsule:

Levée du corps à 6h30 pour 600m de natation dans la piscine naturelle du resort. Si je suis chanceux, je vais croiser les tortues marines, le poisson-lion qui termine sa nuit de chasse et le poisson perroquet en train de bruncher. Le tout surveillé attentivement par Boxer, un des deux chiens de l'endroit.

Une fois sorti de l'océan (25C), pas de temps à perdre, pression d'air des cylindres de la journée à vérifier, mon équipement de plongée ainsi que ceux des clients à préparer ainsi que les autres articles nécessaires à une journée de plongée réussie!

7h30, voici venu le temps de vraiment s'éveiller : petit déjeuner en plein air! Papayes et bananes pour débuter suivies de roties avec beurre d'arachides si je suis chanceux! Le tout arrosé par un bon café! Vous voyez comment ce n'est pas facile?

On saute dans le bateau une heure plus tard, le capitaine Apex nous amène vers le premier site de plongée sur le Rainbow Reef avec les clients. J'ai encore une bonne résistance au froid grâce aux belles conditions des Escoumins de septembre dernier (2-3C) et je me permet encore un wetsuit court de 3mm!

Ici l'eau n'est peut-être pas glacée, mais le courant souffle fort à l'occasion, ce qui donne quelques fois des plongées rock'n roll! Pas d'épave, seulement des coraux et des poissons multicolores! Souvent quelques requins viennent nous voir! La vie est florissante sur le récif et il y a tellement de sites différents que nous ne croisons jamais d'autres plongeurs...

De retour après les deux plongées usuelles, c'est le temps du diner et ensuite d'étudier! Deux heures d'étude en après-midi ou encore de retour dans l'eau pour pratiquer des exercices. Vers 16h30 débute le happy-hour et à l'occasion c'est le temps de placotter autour d'une Fiji Bitter à 2.50$Fjd (environ 1.30$Cdn) juste avant le succulent repas du soir.

Arrive finalement ¨Charlotte's Hour¨ à 21h et signe du dodo afin d'être fin prêt pour une autre journée!

Aujourd'hui c'est différent, j'ai passé mes examens, donc je relaxe au soleil à jouer aux cartes avec Sandra, Charlotte et Mickael (nos amis Danois) et je rédige un petit mot pour vous chers amis lecteurs!

Si l'aventure vous intéresse, les îles Fidji ne sont pas si loin...

dimanche 4 octobre 2009

Soleil, plongée et rencontres!

Un peu à l'image d'une auberge espagnole en plein air, le Dolphin Bay Resort accueille autant les amateurs de plongée sous-marine que les touristes à la recherche de calme et de soleil. Les hôtes, Viola et Roland, un couple Allemand installé ici depuis plus de 10 ans, gère avec brio ce paradis bien caché (à notre grande joie). La première question qu'ils nous posent : “Connaissez-vous Bruno?”. Bruno Blanchette a passé 6 mois ici et a fait toute une impression, quelques fidjiens parlent de lui avec nostalgie en terminant leurs phrases par Tabarn...

Les repas (qui sont toujours délicieux et concoctés maison avec des produits locaux par des mamas fidjiennes) sont des rassemblements durant lesquels nous sommes tous assis à une grande table sur la terrasse et sont remplis de fous rire et d'échange sur nos différentes cultures. Jeudi dernier, on a même eu droit à une démonstration de Meke, une danse traditionnelle rythmée (vidéo à venir). Ce fut également notre baptème de kava (une racine broyée et séchée que les fidjiens déposent sur un tissus pour ensuite l'essorer dans de l'eau et ainsi concoter la parfaite mixture grisâtre). Tous assis en rond par terre, on nous offre un bol de kava, avant de le prendre on tape une fois dans nos mains, on le boit d'une gorgée pour éviter de trop goûter à ce drôle de mélange et ensuite on tape trois fois dans nos mains. Il y a un certain effet narcotique si on en boit beaucoup mais pour ma part, après 5 bols, je n'ai eu que les babines et la langue un peu engourdies. La soirée s'est terminée autour du kava à écouter de superbes chants fidjiens accompagnés par trois guitares.

Bien que nous faisons de belles rencontres, notre voyage est déjà ponctué d'au revoir. Edmund d'Angleterre a quitté pour aller rejoindre sa copine qui faisait du bénévolat tout l'été sur l'île voisine. Custin du Danemark, quant à lui, était ici pour compléter son cours de plongée et continue maintenant son tour du monde et notre bon ami Yannick est reparti jouer son rôle de docteur et de papa en Nouvelle-Calédonie. Quand un invité quitte le resort, tout le staff entonne la chanson de la bonne continuation et mes yeux s'emplissent d'eau chaque fois quand on remet un collier de coquillages au nomade qui déserte. Dans une semaine, ce sera notre tour, mais pour l'instant, je profite de chaque instant sous le soleil à quelques coups de palme des coraux remplis de trésors.

jeudi 1 octobre 2009

Mon bel aquarium

Fermez vos yeux. Imaginez. Imaginez une plage, un ciel bleu et une mer turquoise, le tout éclairé par le plus beau des soleils. L'histoire se déroule à quelques pas devant vous, sous cette surface turquoise. Trois mètres sous elle : encore du sable, partout, sauf à quelques endroits, des coraux, clairsemés, gros d'à peine quelques dizaines de centimètres.

Chacun de ces petits coraux habritent une petite famille de poissons multicolores. Un couple de poisson-anémones à queue orange vivent dans une belle anémone bleue, aussi minuscule soient-ils, ils défendent farouchement leur anémone!

En se déplaçant de quelques coups de palmes sur la droite, on rencontre monsieur et madame Tremblay, fiers parents d'une nombreuse progéniture de Humbug Dascyllus rayées blanc et noir. Au contraire de leurs irritables voisins jaune-bleu-noir, ils se cacheront à votre venue dans leur maison faite de corail. Sans oubllier les trois jeunes Platax Teira inséparables nageant entre deux eaux toujours au même endroit. Après avoir rendu visite à vos nouveaux amis, vous revenez doucement vers le rivage. Au retour les chances sont bonnes de croiser une énorme raie se prélassant dans le sable juste un peu avant la plage.

Bien assis à reprendre votre souffle sur le sable blanc, tout en profitant du soleil, vous pouvez apercevoir deux petits ailerons fendrent l'eau à trois mètres du rivage : deux bébés requins à bout noir se préparent à dîner.

Mon ami Patrick a un gros aquarium rempli de beaux poissons dans son salon. La différence : je peux nager dans le mien et il y a aussi des requins!