vendredi 9 octobre 2009

Les beautés et le triste sort des fonds marins

Mon nouveau sport préféré à Fidji est certainement la natation-”snorkeling” que je pratique au moins 2 fois par jour sur environ 2 km. C'est le paradis : s'entraîner tout en étant aux premières loges de toute la vie sous-marine présente sur le Rainbow Reef. Je peux même dire que j'ai fait de la synchro (sans le savoir) dans le tsunami de cette semaine (contrairement à d'autres îles des environs qui n'ont pas été épargnées, nous avons eu seulement quelques vagues un peu plus grosses que les autres).

La semaine dernière, je revenais toute excitée d'une session nage-tuba durant laquelle j'ai aperçu ma première tortue marine GÉANTE (depuis je lui fais un petit coucou tous les jours)! C'était ensuite l'heure du dîner donc je me suis mise à raconter à tout le monde ma belle rencontre. De fil en aiguille, tous et chacun se sont mis à parler des poissons et coraux qu'ils ont eu la chance d'admirer lors de leurs plongées ici (Le Great white wall sur le Rainbow Reef étant considéré comme l'une des 10 plus belles plongée au monde) ou encore ailleurs dans le monde : Malaysie, Thaïlande, Australie... Andy était de la discussion, un docteur des Philipinnes qui travaille de temps en temps à La mission sur l'île. Il se met à nous raconter à quel point les fonds marins ont changé depuis ses premières plongées dans les années 70. Quel tristesse de penser que 90% des gros poissons comme le requin ou le thon ont maintenant disparus... si on continue à ce rythme, d'ici 50 ans, on peut les oublier complètement et ça ne saurait tarder pour le reste de la vie marine. Et bien sûr, il faudra à l'être humain des preuves bien plus grandes pour réaliser qu'il est trop tard et que ça nous touche de beaucoup plus près qu'on voudrait le penser. Le cercle de la vie devient le pire des cercles vicieux : moins de requins qui mangent de plus petits poissons, qui eux mangent des poissons encore plus petits, qui eux mangent des organismes minuscules qui eux se régalent de plancton. Donc, moins de plancton et moins d'oxygène pour les humains.

Une solution ressort à la blague : des requins robots pour remettre un peu d'ordre dans tout ça... imaginez quand on en est rendu là c'est que le problème est énorme! Si le projet de bénévolat avec les tortues marines en Grèce fonctionne, je serai heureuse de faire ma part pour la survie de notre belle planète.

PS Ça y est, j'ai maintenant ma certification de plongée Advance. Je peux donc plonger légalement jusqu'à 100 pieds, de nuit, dans le courant et je me débrouille sous l'eau avec un compas et pour identifier la vie marine!

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