lundi 27 septembre 2010

Atterrissage tout en douceur

Nous voici de retour depuis un mois déjà. On nous avait prédit qu'un tel atterrissage serait féroce et dépaysant. Pourtant, de notre côté, aucun choc violent ne s'est fait ressentir. Seulement un grand plaisir de revoir familles et amis, de se lancer corps et âme dans nos sports préférés, de redécouvrir notre province, de partager notre expérience et être témoin des grands changements dans la vie de chacun (mariage, naissance, nouveau boulot, nouvel amoureux...).

Juste pour vous, en grande primeur, il nous fait plaisir de vous exposer les questions les plus fréquentes ou les plus originales depuis notre rentrée au pays.

mardi 7 septembre 2010

Je me souviens

A part of the Happy Family!

This post is in English so all our new international friends can understand.

Quebec motto is ¨Je me souviens¨ : I remember.

We spent twelve months on the road and we met a lot of nice and lovely people that we still remember!


Le peuple désagréable

Mégot géant à Copenhague
Ils sont partout. Ils parlent français, anglais, allemand, thai... ils parlent toutes les langues. Depuis des siècles, ils ont infiltré nos sociétés. Ils possèdent des passeports pour tous les pays. Ils ont de puissants lobbyistes derrière eux pour les aider. Nous, nous n'avons que le gros bon sens! Plusieurs contrées ont commencé le combat depuis une vingtaine d'années déjà et la bataille se fait toujours sentir.

jeudi 26 août 2010

Je reviendrai à Montréal

Manu, Jo, Sandrou et Fred lors d'un toast à la Storehouse de Guinness.
Robert Charlebois l'a chanté, Beau Dommage (Tous les palmiers) aussi et Ariane Moffatt a suivi avec son hit (Je reviens à Montréal). Aujourd'hui, assise à l'aéroport de Dublin, à quelques heures de prendre l'avion du grand retour, je les comprends!

dimanche 22 août 2010

The Drovers Inn

The Drovers Inn
Depuis le XVIIè siècle un chemin relie Glasgow à Fort William dans les Highlands écossais. Des soldats, des marchants et des familles ont emprunté cette route au cours des décennies. Jusqu'en 1933, le West Highland Way était la voie officielle de communication avant d'être modernisé par un tracé plus plat et rapide.

jeudi 12 août 2010

S'empiffrer à la française!

Bien au delà de la traditionnelle baguette, des décadents fromages ou encore de la sans pareille bouillabaise, la France propose d'innombrables spécialités que j'avais encore à découvrir il y a à peine trois semaines de cela! J'ai certainement pris quelques kilos mais je vous jure que ça en valait le coup.

Kouignettes et Kouingn Amann
Tous les bretons vous le dirons, ne pensez même pas visiter la Bretagne sans goûter à cette overdose de beurre salée et de sucre, littéralement le pet de soeur de nos cousins! À Concarneau, dans la vieille ville, une porte sur deux annoncent les meilleures Kouingn Amann de la région. Ce sont les kouignettes (version miniature) qui ont attiré mon attention. Mon choix s'est arrêté sur chocolat-amandes, miam miam!

mardi 27 juillet 2010

À bord moussaillons!

À deux heures des côtes de Concarneau en Bretagne, l'archipel des Glénan repose fièrement dans l'Atlantique. Surveillant les îles avoisinnantes, Fort Cigogne, construit en 1755, a depuis changé de vocation. Érigé à l'époque pour repousser corsaires et flibustiers anglais et hollandais, il est maintenant occupé par Les Glénans.

mardi 13 juillet 2010

Voyeurisme volontaire

À ma gauche, un homme mi-russe mi-grec moustachu vend du popcorn et de la barbe-à-papa (accompagné de ses deux enfants pestes mais adorables).

À côté d'eux, Sacha, mon ami serbien, vendeur de jouets fabriqués à la main, se fait avertir par la police qu'il doit retirer ses fausses tarentules de l'étalage puisqu'elles sont faites en Chine, il me fait une grimace et un sourire... je sais très bien que dans 3 secondes, il les aura remises sur sa petite table en bois.

Devant moi, deux cochers grecs s'engueulent pour savoir qui aura le client pour le fameux tour de calèche. Un peu plus à droite, une touriste se fait mordre par un des chevaux et elle gueule... elle aura sûrement une balade gratuite!

dimanche 11 juillet 2010

Patates, sauce brune et fromage!

La vie au quotidien. Rien de plus pénard, rien de plus tranquille. Un petit matin, avant de partir au travail et d'affronter la congestion sur le pont Jacques-Cartier, vous vous rendez compte que votre immense pot de beurre de peanuts Kraft de 2 kg est vide. Tristement, vous vous rabattez sur une toast Nutella-banane et vous ne vous en sentez que mieux! Une note mentale vous rappellera d'en acheter un nouveau pot lors des courses jeudi soir, avec un 2 litres de lait et de bons gros steaks pour le bbq. Avec un peu de chance, la caissière vous reconnaitra!

jeudi 1 juillet 2010

Consommation, quand tu nous tiens!

Le fait de vivre dans ma tente pendant un mois, dans un camp sans électricité ni eau potable. me fait réaliser que la société actuelle crée en nous d'innombrables besoins. On dit que les gens heureux ne consomment pas. Eh bien, je dois être heureuse:)  Ici, je me contente de peu et malgré la quantité faramineuse de boutiques que je croise dès que je vais en ville, je n'ai pas envie de dépenser, je sais que ça ne m'apportera pas plus de bonheur. J'ai l'impression que souvent dans ma vie, j'ai sorti des billets de mon porte-monnaie uniquement parqu'ils étaient là à disponibilité et que je me trouvais des objets inutiles à désirer. Avez-vous remarqué qu'on a toujours un down après le high d'un achat? C'est ce qui fait qu'on consomme tant. Serions-nous des maniaco-dépressifs de la consommation?

lundi 28 juin 2010

Voyager avec une différence

J'apporte ici un sujet un peu délicat où il est facile de dérapper et de mal s'exprimer.

Après plus de neuf mois de voyage sous la dent, je me permet d'observer plus attentivement les touristes que je croise et de poser un regard différent sur les pays et paysages rencontrés.

Bien assis à manger mon gyros en regardant passer des Grecs moustachus, Scandinaves calcinés, Français mésadaptés linguistiquement, mon oeil (l'autre étant occupé à analyser la façon d'engloutir la prochaine bouchée) s'est arrêté sur une petite famille déambulant sur les quais. Papa et maman dans la début cinquantaine accompagnés d'un jeune adulte. Jusque là tout est banal, une famille parmis des milliers d'autres ici en Grèce.

jeudi 24 juin 2010

Mission : Caretta caretta

Il est 5h du matin, le soleil n'est pas encore levé et il fait noir sur le campement. Trois autres bénévoles bien endormis émergent de leur tente. C'est maintenant l'heure de débuter la patrouille quotidienne de notre secteur : 15 km de plage à surveiller à l'ouest de Hania, en Crète. Que peut-on surveiller à l'aurore? Nous sommes à la recherche de traces laissées par Caretta caretta.

mercredi 9 juin 2010

Touriste ou nomade?

Après 9 mois de périple autour de cette belle planète, je fais le point et réalise qu'il existe autant de façons de voyager qu'il y a de voyageurs! Cette vérité me frappe de plein fouet dans ce pays membre de l'union européenne dans lequel nous croisons une effroyable quantité d'excursionnistes à têtes blanches en convoi, de vacanciers à l'itinéraire pré-établi, de nudistes édonistes, de jeunes célébrant la fin des études, de couples en lune de miel... et au beau milieu de tous ces passagers temporaires, il y a nous!

lundi 31 mai 2010

Photogénique

Ce n'est pas surprenant d'apprendre que le mot photogénique provient des mots grecs "photo" et "genus" dès qu'on passe quelques jours en Grèce (pour nous se sera sept semaines). On dirait que les Grecs ont trouvé une façon simple de rendre photogénique ce beau pays aride parsemé d'îles et entouré d'eau : tout bonnement peinturer toute les maisons en blanc avec le tour des fenêtres de différents tons de bleus. Le résultat est (pardonnez moi l'expression) à en tomber sur le cul. Histoire d'ajouter la cerise sur le sunday, ils ont parsemé ici et là de petites églises plus jolies les unes que les autres. Ça donne (presque) le goût de virer Orthodoxte!

lundi 24 mai 2010

Inde : je t'aime un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout...

La majorité des gens avec une constitution normale ont une relation amour-haine avec l'Inde... et je ne fais pas partie de l'exception. On a beau nous y préparer, nous ne sommes jamais réellement prêt pour les émotions que l'on y vivra. On peut, dans la même minute, à la fois détester à mort et adorer ce pays, cette culture, ces rituels...

vendredi 21 mai 2010

Spirituelle Varanasi

Oubliée par le temps, Varanasi semble regarder le Gange depuis des millénaires. Une des plus vieille ville du monde, l'ancienne Benares a un côté mystique et mystérieux. Son labyrinthe d'allées sinueuses, à peine assez large pour y circuler côte à côte, vous mènera (la plupart du temps) vers une ghat. Des dixaines de ghats (espèces d'escaliers de pierres donnant accès à l'eau) bordent le rivage du Gange sur environ 7 km.

samedi 15 mai 2010

India express

C'est sous la chaleur étouffante de Delhi que notre itinéraire indien prend forme, après une soirée d'enfer et une matinée à tenter de s'habituer à la cohabitation des vaches sacrées, monsieurs à moustache et leurs crachats, indiennes aux saris multicolores, innombrables rickshaws, bruit des klaxons incessants, harsèlement des enfants "Give me sweets, give me 10 rupees...". Nous arrivons après plusieurs heures à trouver un train de nuit qui quitte vers le nord-est. Sage décision qui nous est venue tout naturellement en réalisant que, dans le reste de l'Inde à cette période de l'année, la température se maintient entre 45 et 50 degrés celcius et que tout compte fait, c'est irréaliste de simplement espérer vivre une quête spirituelle et ainsi saisir les nuances de ce pays de grands contrastes en moins d'un mois.

dimanche 9 mai 2010

Gorkhaland et le royaume du Sikkim

Situé aux confins du nord de l'Inde, oublié par le temps et les changements, Gorkhaland rêve d'indépendance. Loin d'une indépendance à la Québécoise, les Gorkhas veulent seulement leur propre province dans ce pays Indien, se dissocier du West Bengal auquel ils n'ont de commun qu'une frontière.

dimanche 25 avril 2010

Au revoir Bangkok!

Pour ma dernière journée à Bangkok, j'ai décidé d'expérimenter quelques musts thais pour tout touriste qui se respecte.

Mes appréhensions par rapport à cette ville auront rapidement été démystifiées. Moi qui pensais que je devrais boire du sang de serpent dans un fond de ruelle crade comme Leonardo au début du film The Beach, je me suis vite rendue compte qu'au fond, le pire qui peut vous arriver, c'est de vous faire bouffer les peaux mortes des pieds par des centaines de Dr Fish* grâce au très populaire Fish spa. Ça m'aura tout de même pris presque deux mois pour me laisser tenter. Je dois avouer que j'y allais de reculons mais j'étais trop curieuse pour passer à côté. Les premières secondes sont terrifiantes et les 14 minutes qui suivent... aussi. Vous n'avez qu'à imaginer une sensation de picottement et de chatouillement sans répit. C'est psychologique mais, pour moi, c'était pire de les voir à l'oeuvre donc j'ai fermé les yeux pendant que Jo se contorsionnait pour résister à la tentation de partir en courant.

mercredi 21 avril 2010

L'or bleu

Vous n'y portez sûrement plus attention tellement on le prend pour acquis. Dans les pays occidentaux, on peut tout simplement prendre un verre, ouvrir le robinet et le remplir pour ensuite le boire. Aucun risque d'avoir une diarrhée record ou une gastro à faire envier une anorexique! Pour ajouter la cerise sur le sunday, on peut même utiliser le boyau d'arosage pour laver son automobile trois fois semaine, ou le comble du gaspillage, asperger le banc de neige afin d'accélérer sa disparition au printemps.

samedi 17 avril 2010

Le formulaire A39

Tout comme moi, vous vous souvenez certainement du fameux formulaire A39 dans les douze travaux d'Astérix (j'ai même eu la chance d'en vivre une version corporative au boulot avant de quitter en septembre dernier!). Quel ne fut donc pas ma surprise, lors de notre visite des ruines de Vat Phou, près de Champassack dans le sud du Laos, de me sentir comme notre ami Astérix lors de sa huitième épreuve dans la maison qui rend fou.

D'un bon matin, chevauchant chacun une bonne vieille bicyclette à 10,000 kips (On a déjà assez donné pour un scooter, nous allèrent visiter ces fameuses ruines d'un temple adorant Shiva et datant du XIè siècle.

vendredi 16 avril 2010

Une mésaventure dont nous sommes les héros

Cette folle journée semble s'être passée il y a des lunes maintenant que nos deux héros y repensent en buvant une bonne Chang Beer sur l'île de Koh Chang en Thailande.

Il était une fois Hell's Anjo et Mom Mathieu à Paksong sur le Plateau Bolaven, au sud du Laos. Le propriétaire de leur guesthouse leur proposa d'emprunter son scooter pour faire une boucle d'un jour. Cette région laossienne étant le paradis des chutes majestueuses et des plantations de café, nos deux comparses partirent donc tôt le matin sur leur mobilette à la conquête du dit plateau.

samedi 10 avril 2010

Un goût de France en Asie!

Saviez-vous que de 1863 à 1949, le Laos a été colonisé par la France? Ce qui explique que contrairement aux thais, les laossiens conduisent à droite. Aussi, quel ne fut pas notre étonnement d'être accueillis en français par une sympathique mémé à notre guesthouse de Huay Xai. Mais, ce que j'ai préféré, c'est l'enseigne invitante d'un restaurant dans le petit village de Pak Beng en route vers Luang Prabang qui disait en français : Venez goûter les délices culinaires de ma femme et vous comprendrez pourquoi je l'ai épousé! Nous n'avons pu résister et avons dégusté les spécialités locales : sauté au buffle pour moi et salade de papaye Lao-style pour Jo! Le proprio a pris le temps de venir faire causette et nous a expliqué qu'il a appris le français à l'école et qu'il l'a perfectionné en discutant avec les touristes et aussi en fréquentant pendant 3 ans une fille de Montréal, quel petit monde!

mercredi 31 mars 2010

Dot, une thai bien spéciale!

C'est dans un mélange d'odeurs de Tiger balm, d'orchidée et de gingembre que j'ai été accueilli dans ma salle de cours de Thai massage il y a plus de 2 semaines. J'avais à ce moment là une vague idée de ce que c'était...

À 9h bien tapant, une petite thai timide et souriante fait son entrée. Impossible de dire son âge et à cet instant, impossible de deviner si elle parle ou non anglais car tout ce qu'elle émet comme son provient d'une petite clochette qu'elle cogne 3 fois pour signaler le début de la séance.

lundi 29 mars 2010

Oublions l'huile d'olive!

Possiblement, tout comme moi, vous cuisinez de plus en plus avec de l'huile d'olive, pressée à froid et première pression (made in Italia si le budget le permet). Après tout, selon la télévision (qui se trompe rarement), les magazines, journaux, Internet et autres trucs d'information, l'huile d'olive serait très bonne pour nous et il faudrait banir le beurre (j'ai même un ami, qui très sérieusement, avait décidé d'en boire une cuillère à soupe par jour, directement de la bouteille. Il s'est arrêté après la première journée!).

mercredi 24 mars 2010

ภูมิพลอดุลยเดช (non, n'ajustez pas votre code-page!)

Depuis septembre, nous avons voyagé en territoire connu : une figure austère veillait sur nous à longueur de journée. Par chance (?) pour vous, amis canadiens, elle veille sur vous aussi! De qui je parle vous vous demandez? Prenez une pièce de 25 sous et regardez le visage (si vous voyez un panache, vous y êtes presque : tournez la pièce de l'autre côté!) : la reine d'Angleterre. Eh oui, Fidji a le même personnage sévère, ainsi que nos bons amis les Kiwis : ils ont eux aussi été sous le joug Britanique!

lundi 15 mars 2010

En 2554, j'aurai... encore 32 ans!


À un mois du nouvel an thailandais (le 14 avril, nous serons en 2554), je fais le point sur mes sentiments face à mon nouveau pays d'adoption pour les prochaines semaines.

lundi 8 mars 2010

Buddha-Fest (ou négociation 202)

Bangkok, 8 millions d'habitants. Des milliers de rues, de quartiers, de temples et de thailandais. Des milliers de touristes aussi! Sur le millier de rues, on se serait attendus à ce que ce millier de touristes soient dissipés dans les millions de thailandais. Et bien non! Ils sont tous regroupés sur une même rue (ou dans le voisinage): Khao San road. Si ce n'était : des kiosques sur roues où l'on peut se procurer un pad thai à 20 baht (60 sous), des tites-madames itinérantes avec de drôles de chapeaux vous offrant des grenouilles en bois faisant couac-couac (maman en aurait acheter une!), des tuk-tuks roulant en sens-inverse essayant de vous renverser, on se croirait rue Sainte-Catherine à Montréal par une journée de canicule!

samedi 20 février 2010

Tolérance et amitié...

Avant de partir pour ce long périple, j'avais décidé de me fixer un objectif (parmis une panoplie d'autres qui vont de soi quand on voyage : m'imprégner de nouvelles cultures, faire des rencontres enrichissantes, trouver ma place dans le monde, profiter du moment présent, améliorer mon sens de l'orientation et de l'organisation)... ce but ultime est donc d'accéder à une tolérance plus grande envers les autres humains, tenter de mieux comprendre leur réalité et de moins les juger. Pour s'ouvrir ainsi, il faut parfois questionner ses convictions et revoir certaines valeurs. Bien que la Nouvelle-Zélande n'est pas un pays qui diffère énormément du Canada en terme de style de vie, considérant le boulot avec le public que j'exerce ici et le fait que j'habite au sein d'une grande famille de partout, je travaille à tous les jours cet aspect de moi-même et je sais pertinemment que le vrai dépaysement me frappera de plein fouet le 2 mars prochain à mon arrivée à Bangkok.

Le décompte est maintenant commencé, plus que 7 dodos avant notre départ de Te Anau. Après plus de 4 mois au pays des kiwis, je dirai aurevoir non seulement à 4 millions de néozélandais et 40 millions de moutons mais surtout à de nouvelles connaissances, de belles amitiés, de longues discussions allant du massacre des requins aux Galapagos, à la beauté des paysages québécois, en passant par la qualité de vie en Amérique Latine... cette famille élargie et tous ces moments partagés autour d'une table ou en plein air me manqueront certainement, mais mon coeur est prêt à partir à l'aventure. M'enraciner à un même endroit si longtemps m'a presque fait oublier que j'étais en voyage, je sens donc que c'est un nouveau départ et je réalise à peine que c'est maintenant le temps de réellement partir à la découverte du monde!

Bien que nous n'avons pas encore d'itinéraire précis en Asie, nous serons un minimum de 2 semaines à Chiang Mai au nord de la Thailande; je viens tout juste de m'inscrire à un cours de Thai massage (http://www.sunshine-massage-school.com/) pour bien m'imprégner de cette riche culture. Jo, pendant ce temps, approfondira ses talents culinaires dans une école de cuisine thailandaise.

Voici quelques highlights des dernières semaines (pour voir nos souvenirs en images) :

  • Nos soirées "pasta de la mama" avec comme chef cuisinier Bruno l'italien!

  • Notre séjour à Stewart Island : superbes marches, visite d'un sanctuaire d'oiseaux rares, croisière aux premières loges pour admirer pingouins, dauphins et albatros!

  • Nos sauts dans le lac à partir du quai lors des journées chaudes

  • Le réveillon du nouvel an chinois au resto asiatique (11 plats partagés sur une table tournante, miam!)

  • La soirée poutine (grâce à Do qui m'a envoyé par la poste une ca-canne de sauce à poutine Saint-Hubert... ça lui a coûté 30$ pour l'envoi mais ça valait la peine!)

  • La fiesta d'aurevoir de Santiago qui a quitté le nid familial de Te Anau pour continuer son voyage à Samoa et à Fidji avant de retrouver les siens en Uruguay

  • La visite des Clifden Caves (une des cavernes "non plastique" des environs)
La prochaine fois que je prendrai la plume (ou plutôt le clavier), ce sera en terre thailandaise! À bientôt...

vendredi 5 février 2010

Fortune et Gloire

Fortune : nom féminin, puissance mystérieuse qui est censée fixer aux êtres humains leur sort.
Gloire : nom féminin,  ce qui constitue l'occasion d'une légitime fierté, d'un orgueil justifié, ce qui suscite l'admiration.

Il y a des journées comme ça où on aurait le goût de rouler vers le soleil couchant pour ne s'arrêter qu'à un endroit où seule la fin de la route connaît. Se reposer quelques jours ou semaines, faire le plein et repartir à la recherche. À la recherche de quoi? Probablement à la recherche de soi, en regardant de gauche à droite et de droite à gauche, le regard loin, un peu perdu, car qui ne l'est pas dans cette fin de XXe siècle, où tout va tellement vite, où le progrès avance à un rythme infernal sur cette bonne vieille planète, située quelque part aux confins de la Voie Lactée.

Bien des gens en rêvent, en écoutant une musique des plus envoûtante, espérant réaliser ce rêve vieux comme le monde, que nos voisins ont prétentieusement nommés « American Dream».

Fortune et Gloire, deux mots qui veulent tout dire, qui font que l'Homme rêveur survit dans une dure réalité généralement appelé Quotidien. Ce quotidien, il fait tout pour l'éviter étant jeune, espérant passer à côté pour continuer à festoyer avec ses deux copines, membres d'une famille inaccessible pour la majorité d'entre nous.

Certains diront que ces deux soeurs ne sont que les amies des riches de cette planète ou les compagnes de voyage de quelques aventuriers en quête d'eux-mêmes, comme l'étaient un peu Arthur et ses chevaliers. Si nous avions tous notre Excalibur, chaque homme et chaque femme auraient trouvé son Graal, cette coupe légendaire mais pourtant bien réelle que monsieur et madame Toutl'monde a quelque part d'enfouie en lui.

Comme il n'y a pas deux humains identiques, nos deux jumelles auront des visages différents d'une personne à l'autre. Quelques-uns rêveront de trésors archéologiques, d'autres de sommets à conquérir. Les plus matérialistes de notre race s'imagineront PDG d'un fauteuil de cuir dans une immense tour à bureau.

Tous les goûts sont dans la nature. Mal placé serait celui qui oserait critiquer les fantasmes de l'autre. Dans cette société où l'on nous dit libre : chacun est libre de faire ce que les lois lui permettent.

Amis rêveurs, profitez-en, le royaume de Morphée n'a pas encore été réglementé. Et pour ceux qui voudraient rencontrer Fortune et Gloire, la seule chose qui peut vous en empêcher, c'est vous même!

Un de ces jours, peut-être...

Jonathan MARCOTTE
Octobre 1997

post-scriptum : cela m'aura finalement pris douze ans...


samedi 30 janvier 2010

Les gypsies de l'Uruguay débarquent à Te Anau

Nous menons notre petit train train quotidien dans notre nouveau petit chez nous. Nous sommes maintenant des locaux au sein de ce village cloturé de montagnes. 40 heures/semaine à la réception (on a même eu une augmentation de salaire sans même la demander), course 3 à 4 fois par semaine au bord du lac, bouffes collectives régulières (Jo impressionne avec son pain et sa pizza maison), petit verre entre amis de temps en temps, FOC durant les jours de congé (cliquez ici pour voir les nouvelles photos)...

Il y a quelques semaines, des musiciens bohèmes sont arrivés dans l'équipe du housekeeping et voilà que l'ambiance est à la fête! Ils vivent également sur le site et on a droit à des soirées hautes en couleurs sur des airs de flamenco! Imaginez, 2 guitaristes, une chanteuse... et un public percussioniste international : Japon, Taiwan, Canada, Argentine, Italie, France. L'autre soir, à tour de rôle, nous avons chanté notre hymne national respectif... Jun, le timide japonais, a entonné le Kimi ga yo tout doucement alors que Gabriel le grand francais s'est levé d'un bond et a chanté haut et fort La Marseillaise avec la main sur le coeur... Jo et moi, on n'y a pas été de main morte non plus avec le O'Canada et j'ai même fait une partie de Mon pays pour souligner notre bel hiver québécois. J'irai défitivement passer du temps en Amérique du Sud un jour, mais je ne crois pas que ce sera durant ce voyage puisque le temps file et je n'ai pas le goût d'expérimenter seulement en surface cette culture latine si vivante!

Bien que la vie est belle ici sous ce soleil qui s'est enfin pointé le bout du nez, nous commencerons sous peu à compter les dodos avant le départ pour la Thailande! La suite de notre road trip planétaire se dessine tranquillement. Hier on a reçu une confirmation pour notre bénévolat en Grèce avec les tortues marines : un mois sur le bord de la Méditérannée, en Crête plus précisément. Pour ce qui est de notre projet du Transsibérien de Beijing à Moscou, on a du y renoncer puisque l'ambassade Russe à Wellington est l'une des plus strictes et obtenir un visa dans les temps relève du miracle pour les canadiens que nous sommes. On va donc troquer la Russie pour l'Inde, nous attendons notre visa impatiemment! On s'enlignait pour défier le GR20 en Corse en juin mais comme le camping n'est plus permis (on doit réserver des refuges bondés d'un public international puant et ronflant), on a plutôt décidé de s'enligner vers L'Égypte. Mais les jeux ne sont pas encore faits, tout peut encore changer, c'est le bonheur d'un voyage avec billets "aller simple"!

mercredi 20 janvier 2010

20 ans avant*

Quand j'étais un petit garçon, mes amis et moi vivions comme des rois. Nous avions fait notre fortune en ramassant bouteilles et canettes abandonnées dans les poubelles des parcs et des événements locaux. La consigne, d'une valeur de 10 et 5 sous respectivement, était ensuite échangée contre des friandises à la tabagie locale. Avoir investi tout cet argent dans un plan de retraite à ce moment, je serais fort possiblement déjà rentier au lieu d'avoir enrichi mon dentiste. La consigne est toujours la même : 10 sous pour les bouteilles, 5 pour les canettes en aluminium et plastique et 10 sous pour les 2L de boisson gazeuses. Il n'y a que le prix des friandises qui a augmenté! C'était le Québec dans les années 80.


En 2010, en Nouvelle-Zélande, les enfants ont de belles dents blanches et n'ont pas plus de plan de retraite. Pourquoi? Il n'y a aucune consigne sur les bouteilles et canettes. Les bouteilles de bière sont tout simplement cassées et recyclées (dans les grandes villes), ou enfouies avec les autres déchets. Pour ce qui est du plastique, son avenir est beaucoup moins certain que pour le verre. Donc, vous êtes certain de déguster votre bière dans une belle bouteille ¨flambette¨ sans à avoir à vous préoccuper de la retourner ou de la recycler (ou d'enrichir un enfant). La poubelle ou même encore le gazon du parc local se fera un plaisir de l'accueillir comme j'ai pu le constater.

Je ne parle pas non plus du papier : les gens doivent faire 5km avec leur véhicule pour se rentre au dépot de recyclage à l'extérieur de la ville pour déposer les différents articles dans les bons bacs. L'être humain étant ce qu'il est : tout prend le chemin des poubelles... et selon la rumeur locale (peut-être pour se donner une bonne conscience), les articles du dépot de recyclage prendraient aussi la même route que les déchets : Auckland étant trop éloigné pour valoir la peine de recycler ces matières.

Derrière les forêts tropicales et les vertes prairies où paîtrent les moutons, les néozélandais enterrent des matières parfaitement recyclables et réutilisables. J'ai toujours un pincement au coeur quand je jette mon contenant de lait ou ma bouteille de bière vide dans la poubelle : c'est comme si je jetais dix jujubes aux vidanges.


* Clin d'oeil à ¨20 ans après¨ d'Alexandre Dumas.