lundi 24 mai 2010

Inde : je t'aime un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout...

La majorité des gens avec une constitution normale ont une relation amour-haine avec l'Inde... et je ne fais pas partie de l'exception. On a beau nous y préparer, nous ne sommes jamais réellement prêt pour les émotions que l'on y vivra. On peut, dans la même minute, à la fois détester à mort et adorer ce pays, cette culture, ces rituels...

Un temps minimum est nécessaire pour être en mesure de vivre en constante ébullition du corps et de l'esprit tout en gardant les deux yeux (et même le 3è) rivés à la fois sur son sac à main et sur la route (pour ne pas piler dans une bouse de vache) sans oublier de se concentrer question de ne surtout pas croiser le regard insistant d'un homme (qui croirait illico que je le veux dans mon lit). Le plus grand de tous les défis a été pour moi l'impossibilité de faire confiance à qui que ce soit. Ça me donne l'impression que j'ai passé à côté de belles rencontres, mais la santé de ma personne et de mon compte en banque en dépendait.

Pourquoi les gens y viennent et reviennent? L'Inde a sans contredit ce don de nous faire sentir en vie en éveillant tous nos sens à tout moment. Quelque part au fond de nous, la curiosité l'emporte sur la raison et on doit aimer le défi qu'apporte toutes les contradictions indiennes. Bien évidemment, quand on arrive devant une merveille telle que le Taj Mahal, nos frustrations s'envolent sur le champ et on en redemande.

La grande question qui persiste quand on quitte cette terre aux mille et une religions : vais-je un jour avoir le courage d'y remettre les pieds. Bien encastrée (depuis 3 jours) dans mon lit de dortoir à Athène, je maudis l'Inde et son insalubrité pour m'avoir filer une bactérie qui me cloue sur place dans un pays que j'avais si hâte d'explorer. Donc pour l'instant, la question est non, mais un jour je changerai certainement d'idée quand tous les aspects négatifs se seront tassés un peu et que je serai prête à prendre le temps de mieux comprendre et apprécier ce que l'Inde a à offrir.

Bon, je vous laisse, maintenant que j'ai pu me réhydrater un brin et que j'ai expulsé tout ce qui restait d'indien en moi, nous quittons vers l'univers paradisiaque des Cyclades.

* Quand je parle de l'Inde, j'exclue ici toute la partie nord car elle se rapproche selon moi plus du Népal autant pour ses paysages et ses habitants que sa bouffe.
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1 commentaire:

  1. Un beau résumé de votre expérience indienne. Rien n'est parfait et c'est bien ainsi.

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