mardi 27 juillet 2010

À bord moussaillons!

À deux heures des côtes de Concarneau en Bretagne, l'archipel des Glénan repose fièrement dans l'Atlantique. Surveillant les îles avoisinnantes, Fort Cigogne, construit en 1755, a depuis changé de vocation. Érigé à l'époque pour repousser corsaires et flibustiers anglais et hollandais, il est maintenant occupé par Les Glénans.


C'est par un venteux samedi après-midi que nous avons été accueillis en son enceinte par une équipe de bénévoles passionnés de la voile. Avec un verre de punch "rhumatisé" à la main (pour suivre la tradition des marins bretons), ils nous ont fait découvrir notre chez nous pour la prochaine semaine. Cunigondes pour nos besoins primaires (avec vue époustoufflante), douches dont le jet est activé par la force de nos pieds, petit bar avec terrasse sur la plage, poubelles terre-mer-feu, réfectoire pour bouffe commune et bien sûr dortoir dans les murailles, le tout sans électricité!

Dès le lendemain, après le petit déjeuner, nous avons enfilé notre VFI et sommes monté à bord de Marilyne (un des 3 voiliers de notre stage Azur) afin de se familiariser avec les termes et rouages de ce joujou de 5,7 mètres. C'est 30 minutes plus tard que nous avons largué les amarres pour aller s'amuser dans le vent. 6 jours durant, nous avons hissé, loffé, abbatu, bordé, choqué, amarré, empanné, viré... mais surtout nous sommes devenus à notre tour des voileux!

École de voile, école de mer, école de vie, le slogan des Glénans depuis sa création en 1947, prend toute sa signification lors de la réalisation d'un stage. Outre le fait d'apprendre à naviguer, chaque stagiaire participe à la vie communautaire du site : élaboration et service des repas, nettoyage, ravitaillement... Mis à part le chef d'île, tous les gens que l'on croise sont bénévoles, que ce soit un moniteur, un responsable du matériel, le maître de logis ou la maîtresse de maison. Loin de se sentir comme un client, nous sommes les acteurs de la plus grande école de voile d'Europe, un organisme à but non lucratif.
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3 commentaires:

  1. Cunigondes? Et c'est quoi des poubelles terre-mer-feu?

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  2. Cuni, ou cunégonde (notre erreur), c'était une belle bécosse avec vue sur le large aéré par le bas, donc toujours une belle brise au niveau des pieds lorsque bien assis dans un état contemplatif!

    Et les poubelles, l'île n'étant majoritairement occupé par le fort, on triait nos déchêts :

    terre de retour sur le continent,
    mer les poissons vont en raffoler
    feu on brtule sans trop de danger pour la couche d'ozone

    Ensuite reyclage à fond de plastique, piles, verre, etc...

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  3. Quelle magnifique destination! Bravo!

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