jeudi 1 juillet 2010

Consommation, quand tu nous tiens!

Le fait de vivre dans ma tente pendant un mois, dans un camp sans électricité ni eau potable. me fait réaliser que la société actuelle crée en nous d'innombrables besoins. On dit que les gens heureux ne consomment pas. Eh bien, je dois être heureuse:)  Ici, je me contente de peu et malgré la quantité faramineuse de boutiques que je croise dès que je vais en ville, je n'ai pas envie de dépenser, je sais que ça ne m'apportera pas plus de bonheur. J'ai l'impression que souvent dans ma vie, j'ai sorti des billets de mon porte-monnaie uniquement parqu'ils étaient là à disponibilité et que je me trouvais des objets inutiles à désirer. Avez-vous remarqué qu'on a toujours un down après le high d'un achat? C'est ce qui fait qu'on consomme tant. Serions-nous des maniaco-dépressifs de la consommation?

J'ai eu la chance de placoter longuement avec Andy, un anglais également bénévole pour Archelon. Il mène une vie simple et saine. Il se balade de pays en pays en faisant du wwoofing, du bénévolat ou encore du coach surfing (plus de détais à venir dans un billet ultérieur). Il lave ses cheveux avec de l'argile, est végétarien et mange bio. Il n'a pas de cellulaire, ne porte pas de parfum et utilise le crystal comme déo. Il ne fume pas et ne bois pas. Vous me direz peut-être que c'est un peu extrème et que ce mec est "roots" comme disent les français. Il est pourtant l'exemple parfait d'un être qui ne se contente pas de consommer les yeux fermés, mais qui préfère s'informer et approfondir les réponses faciles. C'est très intéressant et important d'être mieux informé sur tous les aspects négatifs des produits chimiques et de réaliser à quel point la publicité mène le monde. On parle beaucoup de l'environnement ces jours-ci et nous cherchons des solutions moins polluantes dans notre quotidien mais oublions souvent la santé de notre corps et de notre esprit.

Ne craignez rien, je ne reviendrai pas au Québec avec des rastas et du poil aux aisselles mais je serai certainement plus consciente de mes habitudes de consommation et des effets de mon style de vie sur moi et sur la planète. Ce voyage m'ouvre les yeux sur plusieurs aspects de la vie en société!
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3 commentaires:

  1. Je me rappelle le drôle de « feeling » que me donnait les vitrines de la rue principale à Oakland après deux mois à naviguer dans le Pacifique et à ne pas voir de pub. J'ai littéralement senti le besoin de consommer me grimper dessus. Après ce sevrage, il était évident que ce besoin était quelque chose qui m'était imposé de façon insidieuse de l'extérieur. Je ne voulais pas de ce sentiment, mais je me suis laissé charmé... je me suis fait prendre et c'est là que j'ai acheté mon premier cellulaire.

    Bonne route!

    JF

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  2. Vraiment hot ton article, tu as tout à fait raison! :)

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  3. Sans avoir vécu votre expérience, je suis très d'accord ! Et ce que je remarque c'est que la plupart des gens en parlent, mais encore trop peu agissent. Je trouve dommage quand j'entends dire que ça n'est pas "ce" geste (choisissez lequel, il y a du choix!) qui va changer grand chose...

    Je crois pourtant qu'on a pas besoin de s'engager dans des grandes causes ou de devenir complètement anti-consommation... Juste se questionner un peu sur notre motivation à acheter tel ou tel truc, changer certaines petites (ou grandes) habitudes de vie... Je suis convaincue que ça peut faire une différence et, de toute façon, je suis la première à qui ça fait du bien lorsque j'agis en ce sens :)

    Super-article qui me rejoint en tout point, merci Sandrou !

    Eveline

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