dimanche 22 août 2010

The Drovers Inn

The Drovers Inn
Depuis le XVIIè siècle un chemin relie Glasgow à Fort William dans les Highlands écossais. Des soldats, des marchants et des familles ont emprunté cette route au cours des décennies. Jusqu'en 1933, le West Highland Way était la voie officielle de communication avant d'être modernisé par un tracé plus plat et rapide.


C'est 400 ans plus tard qu'une bande de joyeux lurons québécois décidèrent de l'emprunter, du sud au nord, afin de se remémorer les voyageurs d'antan. Armés de notre carnet du voyageur, à la façon du carnet du pèlerin de Compostel, nous avons débuté notre première journée de marche de 35 km sous un ciel gris et pluvieux. Tout au long du parcours nous avons ressenti l'histoire se dérouler sous nos pieds en foulant ces vieux cailloux centenaires.

Aux abords du fief de Rob Roy MacGregor, nous nous sommes permis d'arrêter le temps : le Drovers Inn nous attendait. Hérigé depuis 1705 sur un des affluents du Loch Lomond, il nous a accueuillis dans son atmosphère dramatique le temps d'une soirée. Notre amie Geneviève y ayant travaillée durant plus de 6 mois, nous en avait fait le plus grand des éloges. De propriétaire en propriétaire, personne ne touche au décor, personne ne prend la peine d'épousseter les vieux cadres, personne ne change rien. Le plancher noirci par l'usure des souliers, les vieux portraits et les animaux empaillés nous regardant d'un air louche, l'ambiance était planté pour un bon souper après des kilomètres de marche, le tout arrosé par une bonne McEwan. Amateurs de fantômes, demandez la chambre 6, elle serait hantée.

C'est 155 km après notre départ que nous avons fait apposer notre dernier tampon dans notre carnet au Grog and Gruel. Ce fut un soir de fête dans un pub typiquement écossais à déguster deux des spécialités nationales : de la bière et du haggis.

Sur la rive du loch Ness
L'Écosse : pays de la nature, des paysages, des châteaux, du scotch et de son peuple roux et chaleureux à l'accent sympathique se découvre aussi bien en marchant qu'en roulant. Le camper c'est apprécier cette vie rude que ses habitants vivent depuis des millénaires : climat incertain et souvent pluvieux (Galarneau a quand même miraculeusement été présent presque tous les jours pour nous), sortie à tout moment de nuages de Midgies (mini-mouches noires horribles qui se donnent un malin plaisir à nous boursouffler la figure) et lac sans fond habritant de célèbres habitants.

En deux semaines on ne peut tout faire et tout voir dans ce grand petit pays aux couleurs et reliefs de la Nouvelle-Zélande, mais parcourir le West Highland Way armé de bottes de randonnées et d'un sac a dos est un bon moyen de faire partie un peu de son histoire.
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1 commentaire:

  1. Salut voyageurs!

    Je parcours votre sit et me rend compte de tout ce que vous avez fait avec émerveillement. Je pense que vous vous souvenez de moi, je vous ai fait de la peine au camping de kinlochleven, avec mon gros sac et mes grosses chaussures et vous m'avez très gentillement proposé votre repas!
    Je suis moi aussi rentrée chez moi, le coeur gros je l'avoue, l'écosse me manque parfois.
    Je vous laisse mon adresse mail afin que vous puissiez m'envoyer votre adresse postale complète pour que je vous écrive.
    cam.west@hotmail.fr
    J'espère vous revoir,
    bises, Camille.

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